La Cour suprême de l'Équateur a condamné l'ancien président Lenín Moreno pour corruption liée à la construction de la plus grande centrale hydroélectrique du pays, Coca Codo Sinclair, construite par la société chinoise Sinohydro. Selon le bureau du procureur du pays, le tribunal de Quito a déclaré Moreno coupable d'avoir accepté des pots-de-vin totalisant 76 millions de dollars (65 millions d'euros). Le verdict est intervenu après un procès impliquant 20 accusés, dont Moreno et 19 autres, dont un ancien ambassadeur chinois. Moreno, qui est actuellement en fauteuil roulant en raison d'une blessure à la colonne vertébrale, a nié les allégations, les qualifiant de motivées politiquement, et a annoncé son intention de faire appel de la décision.
L'affaire est centrée sur la construction du barrage Coca Codo Sinclair, qui fournit environ 30% de l'électricité de l'Équateur. Les procureurs allèguent que Sinohydro a payé des pots-de-vin pendant l'exécution du projet, Moreno et des membres de sa famille étant accusés d'avoir reçu environ 1 million de dollars en pots-de-vin.
Avant cela, il était vice-président sous le chef de gauche Rafael Correa, qui a gouverné l'Équateur de 2007 à 2013. Leur relation politique s'est dégradée au fil du temps, conduisant Moreno à adopter des politiques plus conservatrices et à s'aligner plus étroitement avec les États-Unis.
Ses problèmes juridiques se poursuivent depuis la fin de sa présidence en 2017, et il est resté une figure importante de la politique équatorienne malgré son exil. La condamnation de Moreno ajoute une autre couche au paysage politique complexe du pays, où les tensions entre différentes factions persistent depuis des années. L'implication d'une entreprise chinoise dans la construction de la centrale hydroélectrique met en évidence le contexte plus large des partenariats internationaux et leur potentiel de controverse.
L'affaire en Équateur souligne les défis associés aux projets d'infrastructure à grande échelle impliquant des investissements étrangers, en particulier lorsqu'ils se croisent avec la dynamique politique intérieure.
Cette affaire continue d'attirer l'attention des observateurs nationaux et internationaux, reflétant le débat en cours sur la responsabilité, la gouvernance et le rôle des entités étrangères dans la formation des paysages économiques et politiques en Amérique du Sud.
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