Le secteur technologique néo-zélandais a connu un succès remarquable, avec un nouveau rapport estimant la valeur d'entreprise combinée des entreprises soutenues par des entreprises de risque à 133 milliards de dollars néo-zélandais. Ce chiffre comprend plus de 400 entreprises, dont huit " licornes ", des entreprises évaluées à plus d'un milliard de dollars américains, et deux " décacornes ", évaluées à plus de 10 milliards de dollars américains.
Le rapport, réalisé par Dealroom et NZ Growth Capital Partners, note que la Nouvelle-Zélande génère une valeur d'entreprise disproportionnellement élevée par rapport au montant du capital-risque investi.
En outre, il identifie plus de dix milliards de dollars d'entreprises créées par les fondateurs de Kiwi mais développées à l'étranger, couvrant des domaines tels que les logiciels, la fintech, l'intelligence artificielle et la technologie de consommation. Bien que ces entreprises contribuent de manière significative à l'économie mondiale, elles représentent une "double perte" pour la Nouvelle-Zélande. Le pays manque la création de valeur initiale et le flux ultérieur de talents, de capitaux et d'expérience dans l'écosystème local. L'impact économique des startups prospères s'étend au-delà de l'entreprise elle-même. Ils génèrent des professionnels qualifiés, des gestionnaires, des ingénieurs et des investisseurs, qui acquièrent une expérience précieuse dans la construction d'entreprises évolutives.
Le rapport souligne que ce processus est déjà évident autour d'entreprises comme Xero, Trade Me, Pushpay et Rocket Lab. Pourtant, lorsque ces entreprises déménagent à l'étranger, la Nouvelle-Zélande perd non seulement la valeur immédiate, mais aussi le potentiel à long terme de développement économique continu.
Les investisseurs nationaux jouent un rôle crucial dans les premières étapes, tandis que les investisseurs internationaux fournissent un soutien essentiel pendant les phases de sortie et de fin de phase. L'accès au capital international est essentiel pour les entreprises qui visent à rivaliser à l'échelle mondiale, offrant des pools de financement plus profonds, une expertise spécialisée et des réseaux étendus. Cependant, l'expansion des entreprises au-delà de la Nouvelle-Zélande peut modifier leur empreinte géographique. À mesure que les entreprises se développent, les décisions concernant l'emplacement de la gestion, de la recherche et d'autres opérations à forte valeur peuvent changer.
Cette tendance indique que si l'investissement étranger n'est pas intrinsèquement problématique, il peut influencer l'emplacement des aspects clés d'une entreprise au fil du temps. Le rapport reconnaît que le succès ne doit pas nécessairement quitter la Nouvelle-Zélande. En favorisant des environnements qui encouragent la rétention du talent et du capital, le pays peut maximiser les avantages à long terme de son secteur technologique florissant. Cela nécessite des investissements stratégiques dans les infrastructures, l'éducation et les cadres politiques qui soutiennent la collaboration locale et internationale sans compromettre l'avantage concurrentiel de la nation.
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