La Commission nigériane de réglementation du pétrole en amont (NUPRC) a officiellement démenti les informations faisant état d'efforts de recrutement en cours, rejetant les allégations selon lesquelles de fausses lettres d'emploi, certaines générées à l'aide d'intelligence artificielle, circulaient en son nom. Dans une déclaration publiée mardi par son porte-parole, Eniola Akinkuotu, la commission a précisé qu'elle ne menait actuellement aucun exercice de recrutement et a exhorté le public à ne pas tenir compte des offres d'emploi présumées émises sous son autorité. L'avertissement fait suite à des informations faisant état de systèmes frauduleux dans lesquels des individus ont utilisé de faux documents pour induire en erreur les demandeurs d'emploi et extraire des informations financières.
La NUPRC a souligné que les fausses lettres, qui portaient les noms d'individus non affiliés à l'organisme de réglementation, étaient exploitées par des acteurs criminels pour frauder les citoyens. Selon la commission, ces documents ont été utilisés pour solliciter des paiements sous prétexte d'obtenir un emploi auprès de la NUPRC. L'agence a déjà informé les autorités chargées de l'application de la loi concernées de la situation et attend les résultats des enquêtes en cours. Elle a réitéré que tous les futurs processus de recrutement respecteront strictement les directives légales et gouvernementales. Cet incident fait partie d'une tendance plus large de pratiques de recrutement frauduleuses ciblant les demandeurs d'emploi vulnérables.
Des cas similaires ont émergé ces dernières années, impliquant plusieurs institutions et régions. Par exemple, la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) a récemment arrêté un homme nommé Nuhu Dahiru pour avoir usurpé l'identité d'un agent de l'EFCC et avoir escroqué des membres du public. Le suspect a été appréhendé à Maiduguri, dans l'État de Borno, après avoir utilisé une identité fabriquée pour collecter 3 millions de nairas auprès des victimes.
Dans cette affaire antérieure, les suspects, armés de fausses cartes d'identité de l'EFCC, ont pris pour cible des étudiants dans un établissement d'enseignement, exigeant une rançon après les avoir arrêtés. La police est intervenue plus tard, conduisant à l'arrestation de trois suspects, bien qu'un d'entre eux ait réussi à s'échapper. Les suspects ont admis lors des interrogatoires qu'ils avaient agi sous la direction d'informateurs et considéraient l'activité comme un moyen de revenu.
À Kano, la police a arrêté cinq suspects accusés d'avoir utilisé le nom d'un praticien de médecine traditionnelle enregistré pour distribuer de faux remèdes à base de plantes. Les suspects ont été identifiés comme étant Muhammad Usman, Husaini Kabir, Hassan Kabir, Suleiman Salihu et Nura Garba. Ils ont été appréhendés après une plainte du propriétaire d'une clinique locale, qui a allégué que les suspects avaient collecté de l'argent auprès des clients sans livrer les médicaments promis et avaient vendu des produits contrefaits nocifs. La police de Kano a averti le public de rester vigilant et de vérifier la légitimité des produits et des vendeurs, en particulier lors de transactions en ligne.
Ces cas illustrent comment la fraude s'étend au-delà des escroqueries financières pour inclure les tromperies liées à la santé, exploitant souvent la confiance dans les institutions ou les individus établis.
Les autorités ont réagi en prenant des mesures contre les contrevenants, mais la récurrence de ces crimes souligne la nécessité de maintenir la vigilance et d'améliorer les mesures visant à prévenir la fraude fondée sur l'identité.
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