La tentative ratée de Donald Trump de transformer la piscine réfléchissante du Lincoln Memorial en un symbole de son héritage présidentiel s'est transformée en une catastrophe de relations publiques. Ce qui était censé être une grande démonstration de la fierté américaine est plutôt devenu un récit avertissant de mauvaise gestion et d'excès. La piscine, laissée vide depuis mars en raison de problèmes d'entretien, devait être remplie d'eau reflétant le drapeau de la nation pour le 250e anniversaire des États-Unis. Au lieu de cela, elle est devenue une fosse trouble remplie d'algues qui a exposé l'obsession du président pour le spectacle et le contrôle.
Le projet a commencé comme un caprice, Trump voulait correspondre à la piscine réfléchissante de sa propriété de Mar-a-Lago en Floride. Pour y parvenir, il a ordonné l'installation d'une couche de peinture bleue, affirmant qu'elle imiterait les couleurs du drapeau américain. L'estimation initiale du travail était d'environ deux millions de dollars, mais les coûts ont dépassé les 16 millions en raison de complications survenues au cours du processus.
Trump a blâmé ces développements sur les "vandals", les accusant d'avoir causé des dommages au site. Il a même affirmé qu'ils avaient fait une coupure de 170 mètres en utilisant des outils tels que des rasoirs ou des couteaux. Cependant, des documents internes du gouvernement ont révélé plus tard que le vandalisme présumé n'était pas lié à l'épidémie d'algues ou à l'application de peinture bleue. Les travailleurs fédéraux avaient déjà identifié des coupures mineures le long des bords de la piscine, mais celles-ci n'étaient pas liées aux récentes rénovations. En réponse au problème des algues, les employés du service fédéral des parcs ont appliqué manuellement du peroxyde d'hydrogène pour tuer les bactéries qui nourrissaient la vie des plantes. Pendant ce temps, des membres de la Garde nationale étaient stationnés à proximité pour dissuader l'accès non autorisé.
Une affiche locale, avec l'expression Alga 1 - Trump 0, a circulé parmi les résidents, se moquant de la frustration du président face à la situation. La controverse s'est intensifiée lorsque David Carter Hearn, un ancien rameur olympique, a été arrêté pour avoir prétendument touché un morceau de peinture bleue toujours attaché au bord de la piscine. Hearn a été accusé d'avoir endommagé des biens d'une valeur de plus de 1 000 $, un crime qui pourrait entraîner une peine de prison. Son équipe juridique a qualifié l'incident de "honteux", arguant que ses actions étaient minimes et non intentionnelles. Hearn aurait plongé brièvement sa main dans l'eau et touché un fragment de peinture avant d'être appréhendé.
Trois autres ont fait face à des accusations mineures liées à des dommages potentiels à la piscine. Selon les dossiers judiciaires, certains des accusés ont été observés enlevant des morceaux de la surface peinte. Ces incidents ont alimenté le récit de sabotage généralisé de Trump, malgré des preuves suggérant le contraire. Le président a posté sur sa plate-forme de médias sociaux, Truth Social, que les dommages avaient été causés par des vandales qui avaient délibérément visé la piscine.
Cette décision intervient après qu'il a été révélé que le Département de l'Intérieur avait mal informé les enquêteurs sur la cause des dommages. L'agence avait déformé l'étendue et la nature du vandalisme présumé, conduisant à la poursuite injustifiée d'innocents. L'épisode met en évidence le contrôle croissant de l'administration Trump, en particulier sa tendance à attribuer les échecs aux forces externes plutôt que de reconnaître les erreurs internes.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien