Wilson Ruiz, ancien ministre de la Justice, a déposé une action constitutionnelle appelée tutelle pour bloquer la destitution d'Angie Rodríguez de son poste de chef du Fonds d'adaptation.
Rodríguez, qui a été soumise à un traitement psychiatrique pour un diagnostic d'anxiété et de dépression mixtes, affirme que la décision viole ses droits fondamentaux et pose un risque pour son accès continu aux soins médicaux. La tutelle demande une suspension temporaire des effets du décret déclarant la nomination de Rodríguez comme insubstantielle, garantissant qu'elle reste affiliée au système de sécurité sociale de l'État et continue à recevoir les services de santé nécessaires. L'équipe juridique soutient que sans cette mesure, Rodríguez pourrait perdre son statut de contributeur, ce qui affecterait son admissibilité aux prestations de la Société de gestion des risques (ARL).
Le document fait également référence au précédent de la Cour constitutionnelle selon lequel les mesures d'urgence sont justifiées lorsqu'il y a un préjudice irréparable, ce qui, selon eux, s'applique ici compte tenu de la nature de l'état de santé de Rodríguez.
En réponse, l'équipe de la défense de Rodríguez a présenté des preuves de prétendues persécutions politiques, de harcèlement sur le lieu de travail et de violence sexiste par des responsables gouvernementaux cherchant à l'empêcher d'accomplir ses fonctions.
En outre, ils allèguent que des groupes internes au sein de l'administration ont tenté de la retirer de son poste pour obtenir le contrôle des contrats. Cinq témoins soutiennent ces allégations, affirmant que des substances ont été fournies au travail, ce qui a entraîné une détérioration de sa santé physique et mentale.
L'affaire met en lumière les tensions croissantes au sein de l'administration, en particulier à l'approche de la fin de son mandat et face à un examen de plus en plus minutieux de la gestion financière et de la conduite éthique. La réponse de Petro au défi juridique comprenait une accusation publique selon laquelle Ruiz avait acheté des votes pendant sa campagne au Congrès.
Il critique en outre le style de communication de Petro, notant des fautes d'orthographe et de grammaire apparentes, et l'exhorte à se concentrer sur le problème central, la situation de Rodríguez, plutôt que de détourner l'attention sur lui-même.
Les experts juridiques suggèrent que le résultat de la tutelle pourrait créer un précédent pour le traitement de cas similaires impliquant des fonctionnaires confrontés à des accusations d'inconduite ou de problèmes de santé.Pour l'instant, la bataille juridique se poursuit, les deux parties étant engagées dans une confrontation de haut enjeu sur l'avenir d'une figure autrefois de confiance dans le pouvoir exécutif.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien