Le commissaire à la protection des données de la Basse-Saxe dénonce la loi sur la police
Le commissaire à la protection des données de la Basse-Saxe, Denis Lehmkemper, critique vivement l'amendement prévu à la loi sur la sécurité publique et l'ordre public de la Basse-Saxe (NPOG), qui étendrait les pouvoirs de la police grâce à de nouvelles technologies de surveillance telles que l'IA et la biométrie. La loi proposée, introduite à la hâte par le gouvernement de l'État, comprend des dispositions pour la surveillance vidéo "intelligente", l'identification biométrique en temps réel, la correspondance des données avec les sources Internet, l'analyse automatisée des données, l'utilisation de drones et des bracelets électroniques de cheville élargis pour les cas de violence domestique. Le commissaire met en garde contre des violations importantes des droits fondamentaux, arguant que les mesures manquent de cadres juridiques clairs, ne répondent pas aux préoccupations en matière de confidentialité et pourraient permettre une IA nocive. Il souligne l'absence de lignes directrices pour prévenir les méthodes interdites de l'IA et appelle à une surveillance plus stricte, en particulier l'utilisation potentielle des données personnelles des témoins, des victimes et des passants.
Le commissaire à la protection des données de Niedersächsische, Denis Lehmkemper, a vivement critiqué une proposition d'amendement à la loi sur la sécurité publique et l'ordre public (NPOG). Le projet de loi, présenté par le gouvernement de l'État de Hanovre, vise à élargir les pouvoirs de la police grâce à de nouveaux outils de surveillance, y compris l'intelligence artificielle et les technologies biométriques.
Les modifications proposées comprennent des dispositions pour la vidéosurveillance "intelligente", l'identification biométrique en temps réel dans les espaces publics et la correspondance des données post-hoc avec les informations Internet accessibles au public. La législation vise également à établir des bases juridiques pour l'analyse automatisée des données, à élargir l'utilisation des drones par les forces de police et à élargir l'utilisation des bracelets électroniques à la cheville en cas de violence domestique.
En ce qui concerne l'identification biométrique en temps réel, il a jugé que le domaine d'application était trop large, notant le grand nombre de personnes touchées et la vaste portée spatiale d'une telle technologie. Pour la correspondance des données post-hoc avec des sources Internet, il a souligné l'absence de lignes directrices claires concernant l'utilisation de l'IA, ce qui pourrait conduire à des violations des réglementations existantes.
En outre, il a constaté que les volumes de données décrites étaient définis de manière ambiguë, ce qui soulève de nouvelles inquiétudes quant à la conformité avec les lois sur la protection des données. Le système d'analyse de données automatisé proposé, qui centraliserait toutes les données de la police stockées sur une seule plate-forme, a suscité de vives critiques. Lehmkemper a qualifié cela de changement de paradigme dans le maintien de l'ordre, avertissant qu'il éliminerait l'exigence d'un stockage de données spécifique à un objectif, un principe fondamental de la loi allemande sur la protection des données. Il a souligné que le système traiterait non seulement les données relatives aux suspects, mais aussi les informations provenant de témoins, de victimes et de passants innocents.
En outre, il a souligné la nécessité d'inclure une clause exigeant l'examen des domaines de la vie privée et l'obligation d'impliquer l'autorité de protection des données en cas de doute.
Malgré ces suggestions, le ministère de l'Intérieur les a largement ignorées, incitant Lehmkemper à renouveler ses critiques lors d'une audience publique en février 2025 au sein du comité de l'intérieur du parlement de l'État.
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