Le 30 août, de nouvelles réglementations visant à protéger le bien-être des chiens et des chats entreront en vigueur dans toute l'Union européenne. Ces règles portent sur l'élevage, le placement, la vente, la remise, l'importation et la traçabilité des animaux de compagnie. Les mesures visent à interdire les pratiques nocives telles que le coupe de la queue et le retrait des oreilles sans justification vétérinaire, tout en renforçant les efforts contre le commerce illégal d'animaux. La mise en œuvre de ces règles sera progressive, permettant aux parties prenantes de s'adapter. La nécessité d'une réglementation unifiée est devenue évidente avec les données montrant le nombre élevé d'animaux de compagnie domestiques dans l'UE.
Selon les informations publiées cette semaine par l'Autorité pour la sécurité alimentaire, les services vétérinaires et l'Agence de protection des végétaux, près de la moitié des citoyens de l'UE possèdent un chien ou un chat. Au total, il y a plus de 73 millions de chiens et 84 millions de chats dans l'UE. 3 milliards par an, avec 60% des propriétaires achetant leurs animaux de compagnie en ligne. Certaines estimations suggèrent que le commerce illégal d'animaux se classe au troisième rang des activités illicites les plus rentables de l'UE. De nouvelles réglementations établissent des normes minimales pour les personnes ou les entités professionnelles ou organisées impliquées dans l'élevage, le placement, la vente ou le soin des chiens et des chats.
Ils doivent assurer des conditions de vie, une nutrition, des soins, une protection de la santé et un traitement appropriés des animaux. Un accent particulier est mis sur l'élevage responsable, la prévention de l'accouplement dans le cadre d'une parenté étroite et l'interdiction de l'élevage d'animaux présentant des caractéristiques physiques distinctes, telles que des races à pelage extrêmement court ou à peau excessivement ridée, qui présentent des risques importants pour leur santé et leur bien-être. En vertu des nouvelles règles, les pratiques nocives telles que la mutilation des animaux sans justification vétérinaire, y compris l'abattage de la queue et le recadrage des oreilles, seront interdites. Le règlement interdit également l'utilisation de dispositifs tels que des colliers à pointes et l'attachement des animaux à des objets.
Il comprend des exigences relatives à la gestion responsable des animaux lors de la vente ou de la restitution. Un objectif clé des nouvelles règles est d'établir une plus grande transparence en ce qui concerne l'origine des animaux. Les chiens et les chats doivent être microchipés et enregistrés dans des bases de données nationales, qui seront interconnectées. Ce système permettra aux autorités de surveiller plus efficacement l'élevage et le commerce, tout en facilitant la vérification de l'origine des animaux par les acheteurs. Les animaux qui entrent ou sont importés dans l'UE doivent également être microchipés et ensuite enregistrés dans la base de données nationale des animaux de compagnie en provenance de pays tiers.
La mise en œuvre des nouvelles règles sera progressive, avec des périodes de transition destinées à permettre aux autorités, aux éleveurs, aux refuges et aux autres parties prenantes de se préparer aux nouvelles obligations. Avec l'entrée en vigueur de la législation, les vendeurs, les éleveurs et les refuges auront quatre ans pour se préparer à l'obligation de marquage et d'enregistrement. Pour les propriétaires de chiens et de chats qui ne vendent pas leurs animaux de compagnie, ces obligations commenceront à s'appliquer 10 ou 15 ans après l'entrée en vigueur de la législation.
En Slovénie, le microchipage obligatoire des chiens est en place depuis 2003, tandis que le microchipage obligatoire des chats, introduit l'année dernière par une modification de la loi sur le bien-être des animaux, entrera en vigueur le 1er janvier 2027.
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