Les scientifiques ont fait une découverte révolutionnaire en observant une structure tissée tridimensionnelle se formant naturellement dans un cristal pour la première fois. Cet arrangement sans précédent d'ensembles de nano-dipôles entrelacés est apparu spontanément lorsque le cristal s'est refroidi par sa transition de phase, révélant une nouvelle forme d'auto-organisation dans les matériaux à l'état solide. L'étude, publiée dans Light: Science & Applications, décrit comment le tissu tissé de dipôles électriques dans un cristal ferroélectrique se comporte différemment des domaines ferroélectriques traditionnels. Au lieu de s'aligner uniformément, les dipôles se tissent au-dessus et en dessous l'un de l'autre, créant un réseau tridimensionnel complexe semblable au tissu tissé.
Cette complexité structurelle n'avait jamais été documentée dans des solides cristallins auparavant. Les chercheurs ont pu manipuler des sections spécifiques du réseau tissé en utilisant un laser vert étroitement concentré, démêlant efficacement des portions localisées du motif sans perturber le reste du cristal. Après avoir réchauffé et refroidi le matériau, la structure tissée s'est réformée, mais avec une configuration modifiée. Cette capacité à modifier la structure optique ouvre des applications potentielles dans les dispositifs électroniques réglables et les matériaux adaptatifs.
La découverte a été réalisée grâce aux efforts de collaboration de trois équipes de recherche dirigées par le professeur Eugenio Del Re de l'Université Sapienza de Rome, le professeur Feifei Xin de l'Université Nankai et le professeur Aharon J. Agranat de l'Institut de physique appliquée de l'Université hébraïque de Jérusalem.
Ces cristaux présentent des variations de composition chimique périodiques introduites au cours de leur croissance, formant des grilles de stries. Initialement conçus pour la commutation photonique électroholographique, les cristaux ont inattendument servi de plate-forme pour explorer de nouveaux états de la matière. Les résultats suggèrent que de telles structures topologiques pourraient survenir dans divers systèmes, y compris les cristaux liquides, les supraconducteurs et les matériaux quantiques. Les chercheurs proposent que l'émergence spontanée du réseau tissé découle de processus de rupture de symétrie, ce qui implique que des configurations similaires pourraient exister dans d'autres systèmes physiques.
Ils soulignent que cette découverte remet en question les modèles théoriques existants et met en évidence la possibilité que la nature puisse générer des structures plus complexes que prévu actuellement. Les implications de ce travail vont au-delà de la physique fondamentale dans des applications pratiques. La capacité de contrôler et de modifier le tissu de domaine tissé à l'aide de la lumière pourrait conduire à des innovations dans l'informatique optique, le stockage de mémoire et les matériaux intelligents. D'autres études se concentreront probablement sur la compréhension des mécanismes sous-jacents régissant la formation et la stabilité de ces structures, ainsi que sur l'exploration de leur comportement dans différentes conditions environnementales.
Alors que la communauté scientifique continue d'explorer les frontières de la science des matériaux, cette découverte souligne l'importance de la collaboration interdisciplinaire et des techniques expérimentales avancées dans la découverte de nouveaux phénomènes.
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