Les responsables de la sécurité israélienne ont contacté le président de Ra'am, Mansour Abbas, dans l'espoir d'obtenir le soutien de l'ancien député de Yesh Atid, Yoav Segalovitz, qui envisage de rejoindre le parti arabe avant les prochaines élections à la Knesset.
Majadle a rapporté que ces individus, y compris ceux qui ont occupé des postes de haut rang et ont participé au récent conflit, considèrent la décision de Segalovitz comme une étape stratégique vers le renforcement de la position de Ra'am dans les prochaines élections.
Son travail sous le gouvernement Bennett-Lapid lui a valu le respect de tous les secteurs, en particulier parmi les dirigeants arabes, qui sont restés en grande partie silencieux sur la question. Majadle a noté que même des groupes tels que Hadash-Ta'al et Balad ne se sont pas publiquement opposés à la décision, citant la popularité de Segalovitz et la difficulté de le défier politiquement.
En outre, la direction de Ra'am a des délais internes pour finaliser les changements structurels, y compris la séparation du Conseil de la Choura et du Mouvement islamique, et l'approbation des places réservées aux candidats juifs et chrétiens.
Cela est particulièrement pertinent compte tenu de la réticence historique des partis israéliens traditionnels à s'engager avec des entités politiques arabes. La décision pourrait également servir de contre-mesure à l'influence des partis de droite, qui se sont toujours opposés aux coalitions impliquant des représentants arabes. Otzma Yehudit, un parti d'extrême droite dirigé par le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, a vivement critiqué les développements, accusant Abbas de tenter de prendre le contrôle des principales fonctions gouvernementales. Le parti affirme que la collaboration proposée représente une menace pour le caractère juif de l'État et met en garde contre les politiques qui pourraient conduire à l'expansion de l'influence islamique dans les territoires israéliens.
De telles critiques mettent en évidence les profondes divisions au sein de la politique israélienne et les défis auxquels fait face toute tentative de construire des alliances intercommunautaires. Au fur et à mesure que le calendrier politique avance, le succès de cette alliance potentielle dépendra de la capacité de Ra'am à naviguer dans le réseau complexe des pressions internes et externes.
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