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Ancien commissaire européen accusé de blanchiment d'argent et d'influence sur les services de renseignement en faveur de la Russie
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Ancien commissaire européen accusé de blanchiment d'argent et d'influence sur les services de renseignement en faveur de la Russie

L'ancien commissaire européen à la justice, Didier Reynders, a été inculpé de blanchiment d'argent d'environ un million d'euros et d'ingérence présumée dans les services de renseignement belges au profit des intérêts russes. Les allégations proviennent de messages WhatsApp divulgués entre Reynders et l'ancien haut responsable du renseignement belge Hugues Brulin, qui s'étendent de septembre 2019 à avril 2023. Ces communications détaillent les efforts déployés par les structures de sécurité belges pour arrêter les enquêtes sur les liens présumés de Reynders avec les agences de renseignement russes. Cinq officiers de renseignement actuels et anciens ont déclaré à Euobserver que le véritable objectif derrière certains changements de personnel était d'arrêter les enquêtes sur Reynders, ce qui a conduit au licenciement de trois agents qui enquêtaient sur sa corruption potentielle et ses liens avec la Russie. En outre, la correspondance révèle des tentatives de discréditer Nicolas Ullens, un ancien officier de renseignement qui a publiquement accusé Reynders de collaborer avec des espions russes alors qu'il était ministre des Affaires étrangères de la Belgique. Ullens avait précédemment affirmé que Reynders avait pris des décisions en faveur de Moscou en ce qui concerne la saisie de l'État russe et

Les enquêteurs belges ont obtenu des messages WhatsApp échangés entre l'ancien commissaire européen à la justice Didier Reynders et Hugues Brulin, un haut fonctionnaire du Service de sécurité de l'État belge, connu sous le nom de VSSE. La correspondance, qui s'étend de septembre 2019 à avril 2023, révèle des efforts coordonnés pour mettre fin aux enquêtes sur les liens présumés de Reynders avec les structures de renseignement russes. Reynders fait face à des accusations liées au blanchiment d'argent impliquant environ un million d'euros. En tant qu'ancien commissaire à la justice, il avait accès à des documents strictement confidentiels de l'Union européenne et de l'OTAN.

Il appartient au groupe politique libéral Renew Europe, qui comprend le parti slovène Gibanje Svoboda, représenté au parlement par Marjan Šarec et Irena Joveva. La communication la plus incriminante date de décembre 2022. Dans ce message, Brulin a informé Reynders que la tâche était en grande partie terminée, faisant référence à une réorganisation de la structure de direction du service de renseignement. Reynders a répondu: "Bravo pour le travail accompli". Bien que les deux aient discuté des changements de personnel au sein de l'agence de renseignement belge, cinq officiers de renseignement actuels et anciens ont déclaré que le véritable objectif était d'empêcher de nouvelles enquêtes sur Reynders.

Selon ces sources, trois agents ont perdu leur emploi parce que leurs enquêtes sur les affaires de corruption présumées de Reynders et ses liens avec la Russie ont mené directement à lui. Une source a expliqué que lorsque Brulin a parlé de la tâche, il voulait dire arrêter toutes les sondes dans Reynders. Des carrières ont été détruites si les enquêtes portaient sur Reynders et la Russie. Une autre source a noté que certains agents ont commencé à autocensurer les rapports sur les activités russes par peur du licenciement. Cette source a décrit comme inhabituel que Reynders puisse devenir commissaire à la justice de l'UE compte tenu des informations disponibles à l'époque.

La correspondance révèle également des tentatives de discréditer Nicolas Ullens, un ancien officier des renseignements belges qui a démissionné en signe de protestation en 2018. Ullens a ensuite publiquement accusé Reynders de collaborer avec les services de renseignement russes, le qualifiant d'espion russe important. Ullens a affirmé que Reynders, alors qu'il était ministre des Affaires étrangères de la Belgique, avait pris des décisions au profit de Moscou. En particulier, il a cité l'ingérence dans les procédures concernant la saisie des avoirs de l'État russe en 2015. Il a également critiqué la réponse limitée de la Belgique à la tentative d'empoisonnement de l'ancien agent russe Sergei Skripal au Royaume-Uni en 2018, notant que la Belgique n'avait expulsé qu'un seul diplomate russe.

Ullens a fait valoir que les alliés de Reynders au sein du service de renseignement ont restreint le travail du département russe du contre-espionnage. En conséquence, cette unité s'est concentrée principalement sur les diplomates russes plutôt que sur les agents russes potentiels opérant dans d'autres secteurs en Belgique. En septembre 2019, Brulin offre à Reynders son aide pour lancer une contre-attaque contre Ullens. Dans leurs messages, le couple a insulté l'ancien officier, l'appelant un fou. Ullens a signalé des menaces de mort présumées à la police belge en 2019, affirmant qu'elles provenaient de collègues de Reynders à l'intérieur du service de renseignement. Une source a souligné qu'Ullens possédait les meilleurs informateurs et sources de renseignement.

Cette source estime que l'enquête ultérieure sur le prétendu blanchiment d'argent de Reynders renforcerait davantage les allégations d'Ullens. Ullens est actuellement jugé pour meurtre lié à une dispute familiale, une affaire sans rapport avec son ancien emploi dans le service de renseignement. Reynders a été commissaire européen à la justice, un rôle qui lui a permis d'accéder à des données hautement sensibles. Son appartenance politique le place au sein du groupe Renew Europe. Les allégations suggèrent que des mécanismes internes au sein des structures de sécurité belges ont été manipulés pour protéger un homme politique de haut rang. La période couverte par les messages s'étend sur près de quatre ans et se termine au début de 2023.

L'aspect financier de l'affaire implique le blanchiment d'environ un million d'euros. Parmi les personnes mentionnées figurent Marjan Šarec et Irena Joveva, membres du groupe parlementaire associé à la faction politique de Reynders. Les responsables du renseignement qui ont parlé ont décrit une culture de la peur où l'avancement professionnel dépendait de l'évitement de certaines lignes d'enquête. La réorganisation de la structure de direction mentionnée dans le message de décembre 2022 semble avoir été le véhicule pour éliminer ceux qui ont mené l'enquête. Le départ d'Ullens du service en 2018 a précédé la majeure partie des preuves de la messagerie. Ses accusations publiques ont gagné du terrain après qu'il ait quitté son poste.

La mention spécifique de l'incident Skripal met en évidence les tensions diplomatiques pendant cette période. L'attention du département de contre-espionnage s'éloignant des agents non diplomatiques suggère un rétrécissement de la portée qui a favorisé le sujet de l'enquête. Les sources indiquent que la pression était systématique plutôt que des incidents isolés. La relation entre Reynders et Brulin semble avoir impliqué une coordination directe sur les questions de personnel au sein de l'appareil de sécurité. La procédure judiciaire contre Reynders est en cours parallèlement au procès criminel contre Ullens. Les preuves présentées s'appuient fortement sur les communications numériques récupérées par les enquêteurs.

L'impact sur l'intégrité des rapports de renseignement est décrit comme grave, le personnel modifiant ses évaluations écrites pour éviter les répercussions. Le lien avec les intérêts chinois est évoqué dans le contexte plus large des documents de l'enquête, bien que l'accent soit principalement mis sur les liens avec la Russie. L'ampleur de l'obstruction alléguée implique plusieurs départements et des répercussions à long terme sur la carrière de plusieurs employés. Les implications politiques dépassent les frontières nationales du fait du rôle de Reynders à Bruxelles. Le caractère confidentiel des documents mis en cause souligne la sensibilité des positions de l'accusé.

La chronologie montre un effort soutenu qui a débuté peu de temps après que Reynders a pris ses fonctions européennes. Les réponses de la communauté du renseignement reflètent un consensus parmi les initiés concernant le motif derrière les changements de personnel. L'affaire illustre l'intersection entre le pouvoir politique et la surveillance de la sécurité en Belgique. Les chiffres précis cités fournissent un contexte pour le réseau politique entourant l'accusé. La méthode de communication utilisée, WhatsApp, a facilité l'échange de conseils opérationnels sensibles. Le résultat pour les trois agents licenciés a inclus la perte de leur carrière. L'autocensure observée parmi le personnel restant indique un effet dissuasif sur les rapports ouverts.

Comment ce reportage a été réalisé. Actualité objective a rédigé ce reportage à partir de 2 articles sources, avec une synthèse assistée par IA selon notre méthodologie. C'est notre propre texte, pas la copie d'un média. Lire notre méthodologie.

Rédacteur responsable: Matej BašaUne erreur ? Signalez-la

2 articles

Nova24TV logoNova24TVLié à un partiCentreFactualité 85Objectivité 70
Ancien commissaire européen accusé de blanchiment d'argent et d'influence sur les services de renseignement en faveur de la Russie

L'ancien commissaire européen à la justice Didier Reynders a été inculpé de blanchiment d'argent d'environ un million d'euros et d'ingérence présumée dans les services de renseignement belges pour protéger ses intérêts. L'affaire découle de messages WhatsApp divulgués entre Reynders et l'ancien haut responsable du renseignement belge Hugues Brulin, qui s'étendent de septembre 2019 à avril 2023. Ces communications suggèrent des efforts pour arrêter les enquêtes sur les connexions présumées de Reynders avec les structures de renseignement russes. Cinq officiers de renseignement actuels et anciens ont déclaré à Euobserver que le véritable objectif était d'arrêter toutes les enquêtes sur Reynders, ce qui a conduit au licenciement de trois agents qui ont poursuivi ces enquêtes. En outre, la correspondance révèle des tentatives de discréditer Nicolas Ullens, un ancien officier de renseignement qui a publiquement accusé Reynders de collaborer avec des espions russes alors qu'il était ministre des Affaires étrangères de la Belgique.

Lecture du biais (Centre): L'article présente un rapport factuel basé sur des allégations spécifiques et des documents divulgués concernant une personnalité politique de haut niveau. Il cite de multiples sources, dont des rapports d'enquête d'Euobserver et des responsables anonymes des services de renseignement, mais n'emploie pas de langage chargé d'émotions ou ne fait pas référence à un

Pourquoi factualité (85): Le contenu est identique à celui de l'article 0: il présente les mêmes détails factuels d'Euobserver, y compris les noms, les dates et la nature des accusations. Le texte semble être coupé à la fin ('...mislil na zau'), ce qui empêche la vérification complète de la citation finale, mais la partie visible est cohérente

Pourquoi objectivité (70): Le langage est similaire dans le ton, en utilisant des termes qui impliquent la culpabilité ("sum", "načrtno") tout en les attribuant à des sources. Il n'a pas l'équilibre de présenter des contre-arguments forts ou des déclarations de défense dans le texte visible, ce qui le rend quelque peu unilatérale dans son p

Demokracija logoDemokracijaLié à un partiProgressisteFactualité: aucune source/document officiel détectéObjectivité 70
Ancien commissaire européen accusé de blanchiment d'argent et d'influence sur les services de renseignement en faveur de la Russie

L'ancien commissaire européen à la justice, Didier Reynders, a été inculpé de blanchiment d'argent d'environ un million d'euros et d'ingérence présumée dans les services de renseignement belges au profit des intérêts russes. Les allégations proviennent de messages WhatsApp divulgués entre Reynders et l'ancien haut responsable du renseignement belge Hugues Brulin, qui s'étendent de septembre 2019 à avril 2023. Ces communications détaillent les efforts déployés par les structures de sécurité belges pour arrêter les enquêtes sur les liens présumés de Reynders avec les agences de renseignement russes. Cinq officiers de renseignement actuels et anciens ont déclaré à Euobserver que le véritable objectif derrière certains changements de personnel était d'arrêter les enquêtes sur Reynders, ce qui a conduit au licenciement de trois agents qui enquêtaient sur sa corruption potentielle et ses liens avec la Russie. En outre, la correspondance révèle des tentatives de discréditer Nicolas Ullens, un ancien officier de renseignement qui a publiquement accusé Reynders de collaborer avec des espions russes alors qu'il était ministre des Affaires étrangères de la Belgique. Ullens avait précédemment affirmé que Reynders avait pris des décisions en faveur de Moscou en ce qui concerne la saisie de l'État russe et

Lecture du biais (Progressiste): L'article présente l'histoire sous l'angle de la responsabilité d'un haut fonctionnaire de l'UE, mettant l'accent sur la suppression de la surveillance indépendante et la protection d'un politicien lié au groupe de centre-gauche Renew Europe. En soulignant le licenciement des lanceurs d'alerte et la couverture présumée

Pourquoi factualité: aucune source/document officiel détecté

Pourquoi objectivité (70): Le ton est largement journalistique, mais utilise un langage légèrement chargé comme "vzbujajo sum" (éveiller le soupçon) et "načrtno preprečevali" (délibérément empêché), qui se penche vers une position accusatrice plutôt que d'un reportage strictement neutre des allégations. Cependant, il ne recourt pas ouvertement à l'édito

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