Les autorités croates ont précisé que les plages privées n'existent pas le long de leur côte et que les vendeurs de plage ne sont pas autorisés à offrir des réservations pour l'accès public. Cette clarification intervient au milieu d'une confusion croissante parmi les touristes et les entreprises locales concernant les limites juridiques des zones de plage publiques par rapport aux zones privées. Selon les informations fournies par l'Index croate, qui a publié des articles en plusieurs langues, dont le slovène, l'italien, le chinois, le hongrois, le polonais, le tchèque, l'allemand, l'anglais et le français, les zones côtières, souvent appelées "propriétés maritimes", ne sont pas de propriété privée mais sont désignées pour un usage public général.
Les propriétaires de propriétés qui vivent près de la mer ne sont pas automatiquement considérés comme les propriétaires de la plage adjacente, et un hôtel ne devient pas le propriétaire d'une plage simplement parce qu'elle est située à proximité. L'Index explique que, bien que certains signes tels que "Plage privée", "Réservé aux invités" ou "Interdiction d'entrée" puissent apparaître sur certaines parties du littoral, ils n'impliquent pas la propriété privée. Les touristes sont autorisés à utiliser librement les plages publiques, à l'exception de restrictions spécifiques liées à l'accès à la propriété privée. Par exemple, les visiteurs ne sont pas autorisés à traverser le jardin ou la cour de quelqu'un d'autre, ni à entrer dans les ports militaires, les chantiers navals ou d'autres installations à des fins spéciales.
L'accès à la plage ne donne pas le droit de marcher sur des terres privées. De plus, les plages publiques doivent rester ouvertes et sans frais d'entrée, bien que les concessionnaires puissent obtenir des droits spéciaux pour exploiter des activités commerciales telles que la vente de nourriture, de boissons et de chaises longues. Il est important de noter que si les vendeurs peuvent offrir des biens et des services sur les plages publiques, les visiteurs conservent le droit d'apporter leurs propres aliments et boissons.
Les règles stipulent également que les vendeurs peuvent organiser des chaises longues, des parasols et d'autres équipements dans la zone spécifiée dans leurs permis. Cependant, il leur est interdit d'installer tous les lits et d'occuper toute la plage trop tôt le matin. Cela garantit que les espaces publics restent accessibles à tous sans être monopolisés par des opérateurs commerciaux. Il y a eu des cas où les habitants affirment que certaines plages ont été construites spécifiquement pour eux, mais la loi croate ne reconnaît pas de tels arguments. Le gouvernement soutient que les plages publiques doivent rester ouvertes à tous, et toute tentative de restreindre l'accès uniquement aux clients de l'hôtel ou aux invités est illégale.
Les entreprises locales et les responsables du tourisme ont exprimé leur inquiétude quant à la clarté de ces réglementations, en particulier à la lumière des incidents récents où les touristes se sont vu refuser l'entrée sur des plages qu'ils croyaient accessibles au public.
Le gouvernement croate a indiqué que d'autres mesures de clarification et d'application pourraient être introduites pour assurer le respect des lois existantes et protéger l'intégrité des espaces publics côtiers.
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