" Cette découverte, réalisée à l'aide des données du télescope spatial James-Webb, remet en question les compréhensions existantes de la façon dont les trous noirs massifs se sont formés si rapidement après le Big Bang. L'objet, apparaissant initialement sous forme de petits points rouges dans les images du télescope, faisait partie des nombreuses galaxies lointaines capturées par les caméras infrarouges avancées du télescope. Ces objets ont été étiquetés comme "petits points rouges" en raison de leur nature peu claire. Les scientifiques soupçonnaient qu'ils pourraient être de jeunes quasars, des noyaux galactiques actifs extrêmement lumineux alimentés par des trous noirs supermassifs, mais le calendrier a soulevé des questions. De tels quasars sont apparus trop tôt après le Big Bang pour que leur croissance rapide puisse être expliquée par les modèles actuels.
Des chercheurs de l'Institut de science et de technologie d'Autriche (ISTA) et de l'Institut d'astronomie de l'Université d'Hawaï ont proposé que ces objets pourraient être une nouvelle classe de corps célestes, des entités hybrides combinant les caractéristiques des étoiles et des trous noirs. Connues sous le nom de "étoiles de trous noirs", ces objets hypothétiques posséderaient l'immense attraction gravitationnelle des trous noirs tout en conservant certaines caractéristiques des étoiles ordinaires, telles que l'émission de lumière de manière similaire aux processus stellaires.
Selon l'étude publiée dans Nature, de tels objets pourraient servir de stades intermédiaires dans l'évolution des trous noirs, leur permettant d'accumuler de la masse plus efficacement qu'on ne le pensait auparavant.
L'un de ces objets, surnommé "The Cliff", présentait une caractéristique spectrale distincte appelée la rupture de Balmer, généralement associée aux étoiles plutôt qu'aux trous noirs. Cette découverte a soutenu l'hypothèse selon laquelle certains de ces premiers objets pourraient être des formes de transition entre les étoiles et les trous noirs.
Une analyse plus approfondie des données recueillies par le télescope spatial James-Webb aidera à confirmer si ces objets sont effectivement le chaînon manquant dans la formation de trous noirs supermassifs. Les chercheurs prévoient d'examiner des images et des spectres supplémentaires à haute résolution pour déterminer les propriétés exactes de ces objets et comment ils s'inscrivent dans l'image plus large de l'évolution des galaxies et des trous noirs. Pour l'instant, la découverte représente une avancée majeure dans la compréhension des processus complexes qui ont façonné le cosmos dans son enfance. Elle souligne l'importance de l'exploration continue de l'univers primitif et souligne la nécessité d'observations plus détaillées pour affiner notre connaissance de l'histoire cosmique.
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