L'armée du Myanmar a frappé un monastère bouddhiste dans la région centrale de Sagaing vendredi, tuant au moins 14 personnes et en blessant 20 autres, selon un groupe d'opposition et des résidents locaux. L'attaque visait un groupe de moines et de laïcs participant à une retraite de méditation d'une semaine au monastère du village de Swel Le Oh, dans la commune de Myaung, à environ 75 kilomètres à l'ouest de Mandalay.
L'attaque s'est déroulée peu après l'aube, lorsqu'un avion de chasse aurait largué deux bombes dans un délai de 15 minutes, frappant le complexe du monastère et les structures adjacentes. Les responsables locaux et les survivants ont décrit la dévastation, notant que la deuxième bombe avait endommagé une maison où plus de 100 personnes s'étaient rassemblées pour leur retraite pendant le Carême bouddhiste.
L'incident souligne la dépendance continue des militaires aux bombardements aériens comme stratégie contre les menaces perçues. Cette tactique est devenue de plus en plus courante ces derniers mois, en particulier dans les zones où la résistance armée est concentrée. L'armée a précédemment justifié ces actions en affirmant qu'elles ne ciblent que les combattants légitimes, bien que les critiques soutiennent que de telles frappes entraînent fréquemment des victimes civiles. L'utilisation d'avions à bas coût, tels que des parapente motorisés et des gyrocopters, a également suscité des inquiétudes internationales, car ces plates-formes permettent des attaques plus fréquentes et imprévisibles.
L'attaque du monastère fait suite à un rapport de l'ONU publié deux semaines auparavant, qui mettait en évidence une forte augmentation des attaques aériennes de l'armée contre les groupes armés anti-gouvernementaux et les populations civiles.
Nway Oo, un porte-parole de l'organisation, a déclaré que le bombardement avait entraîné de multiples morts et blessés, soulignant la vulnérabilité des lieux non-combattants dans le conflit actuel.
Cette absence de reconnaissance officielle a alimenté davantage de scepticisme quant à la légitimité des affirmations militaires concernant les frappes ciblées. La situation reflète les tensions plus larges au Myanmar, où la junte au pouvoir continue de faire face à une pression croissante de la part des mouvements de résistance internes et de la condamnation internationale.
En l'absence de solution immédiate, l'accent reste mis sur les conséquences des actions militaires et sur la résilience de ceux qui sont pris dans le feu croisé.
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