En date du 20 août 2026, les responsables de la santé en Guinée-Bissau rapportent que les enfants représentent près de la moitié des 46 cas suspectés de mpox détectés dans le pays.
L'épidémie fait suite à la déclaration d'une résurgence mondiale de la mpox en 2022, au cours de laquelle plusieurs pays ont vu une augmentation des infections, en particulier chez les enfants et les personnes souffrant de problèmes de santé préexistants.
La Mpox est causée par un virus apparenté à la variole, bien qu'il présente généralement des symptômes moins graves. Les signes communs comprennent une éruption cutanée distinctive, de la fièvre, des frissons, des ganglions lymphatiques enflés, des douleurs musculaires et de la fatigue. Alors que la maladie se résout souvent d'elle-même, elle peut devenir grave, en particulier pour les nourrissons et les jeunes enfants.
L'UNICEF s'est inquiété des lacunes importantes du système de surveillance actuel en Guinée-Bissau. Ces lacunes entravent le suivi efficace de la propagation du virus, l'identification des contacts potentiels et le test en temps opportun des échantillons. Sans mécanismes de surveillance robustes, le contrôle de l'épidémie devient de plus en plus difficile. Pour relever ces défis, l'UNICEF collabore avec les autorités locales et les organisations partenaires pour mettre en œuvre des campagnes de sensibilisation ciblant à la fois les enfants et leurs familles. Ces initiatives visent à éduquer les communautés sur les mesures préventives et la reconnaissance précoce des symptômes. Un élément clé de la réponse consiste à obtenir des ressources supplémentaires.
L'UNICEF estime que plus de 150 000 $ en fonds d'urgence flexibles sont nécessaires pour soutenir ces efforts. La représentante adjointe de l'organisation, Sandra Martins, a souligné l'importance d'une attention médicale rapide en cas d'apparition de symptômes. Elle a exhorté les familles à rechercher des soins immédiatement si un enfant ou un membre de la famille présente des signes tels qu'une éruption cutanée, de la fièvre ou des ganglions lymphatiques enflés. Des mesures préventives, notamment une bonne hygiène des mains, la limitation des contacts étroits avec les cas suspects et la réduction de la stigmatisation de la maladie, sont également promus.
Ils prévoient que l'afflux d'élèves retournant dans les salles de classe créera de nouvelles opportunités de propagation du virus. Les messages de santé publique sont adaptés pour souligner les risques spécifiques auxquels sont confrontés les enfants et les mesures nécessaires pour les protéger. Des efforts sont en cours pour s'assurer que les écoles sont équipées pour identifier et répondre rapidement aux cas potentiels, en minimisant les perturbations tout en protégeant la santé des élèves. La situation en Guinée-Bissau souligne les implications plus larges des épidémies de mpox dans les régions à infrastructure de soins de santé limitée. Alors que le pays s'efforce de renforcer sa réponse, la communauté internationale continue de suivre de près les développements.
Le succès des efforts de confinement dépendra en grande partie de l'efficacité des systèmes de surveillance, de l'engagement de la communauté et de la disponibilité de ressources adéquates pour soutenir les interventions en cours.
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