Le gouverneur de la Banque du Japon, Kazuo Ueda, a indiqué vendredi que la banque centrale pourrait accélérer son cycle de hausse des taux si les conditions financières sont jugées trop laxistes, malgré le maintien inchangé de son taux d'intérêt de référence.
Ueda a souligné que la banque centrale continuerait à surveiller les développements liés aux progrès de l'intelligence artificielle et aux tensions géopolitiques en cours, en particulier la situation impliquant l'Iran. La BOJ a révisé ses prévisions d'inflation à la baisse pour l'exercice en cours tout en maintenant sa politique monétaire inchangée. Cet ajustement reflète un optimisme prudent quant à la trajectoire de l'inflation, bien qu'il ne signale pas un changement immédiat dans l'approche de la banque centrale.
Malgré la projection d'inflation réduite, Ueda a réitéré l'engagement de la banque centrale à s'assurer que la politique monétaire reste correctement calibrée pour soutenir une croissance économique durable et la stabilité des prix. Les attentes de hausse accélérée des taux par la BOJ ont pris de l'ampleur après la publication du résumé de la réunion de politique, qui a suggéré que certains membres du conseil d'administration ont soutenu une voie de resserrement plus agressive. En conséquence, les rendements des obligations d'État japonaises ont légèrement augmenté, reflétant une plus grande prudence des investisseurs concernant la possibilité d'une hausse des coûts d'emprunt. Le yen est resté sous pression à la baisse, influencé par des facteurs mondiaux plus larges et la rhétorique colombe de la BOJ.
Les analystes ont noté que si la banque centrale ne s'était pas encore engagée dans un calendrier spécifique pour les hausses de taux, l'évolution du paysage économique, marquée par des pressions inflationnistes persistantes et des incertitudes géopolitiques, pourrait entraîner une réévaluation de sa position monétaire.
Bien que présentée comme un effort d'allégement temporaire, la réduction d'impôt a soulevé des inquiétudes parmi les économistes et les observateurs politiques sur ses implications à long terme. Les critiques soutiennent que le recul de la taxe pourrait entraîner une dette publique plus élevée, une augmentation des coûts d'emprunt et une nouvelle dépréciation du yen, ce qui pourrait exacerber l'inflation. Certains experts avertissent que la politique pourrait devenir un outil politique, les futurs dirigeants étant réticents à réintroduire le taux d'imposition plus élevé en raison de son impopularité.
Au début, le gouvernement avait envisagé de réduire la taxe à zéro, mais les défis logistiques liés à la modification des systèmes de vente au détail ont conduit à l'adoption du plan de 1% à la place. Pour compenser la perte de revenus, le gouvernement a annoncé des plans de distributions en espèces totalisant environ 600 milliards de yens, équivalent aux recettes fiscales perdues. Le Premier ministre Takaichi a souligné que la mesure est transitoire et que le gouvernement a l'intention d'introduire un système de crédit d'impôt remboursable pour les travailleurs à faible et moyen revenu d'ici 2029. Cependant, il reste incertain si la réduction de l'impôt sera inversée comme prévu, compte tenu de la dynamique politique complexe entourant la politique budgétaire.
Le taux d'inflation a augmenté de 1 point de pourcentage entre janvier et mars. Cet ajustement a prolongé de six mois consécutifs la période pendant laquelle l'inflation est restée inférieure à l'objectif de 2% fixé par la BOJ. Les chiffres révisés reflètent des changements dans la méthodologie de calcul utilisée pour évaluer les tendances des prix, mettant en évidence le délicat équilibre auquel la banque centrale est confrontée dans la gestion des attentes d'inflation. Alors que la BOJ continue de surveiller l'impact de la croissance des salaires et des chocs externes sur l'économie nationale, les dernières données suggèrent que des pressions inflationnistes soutenues peuvent encore être éloignées. La capacité de la banque centrale à surmonter ces défis sera cruciale pour façonner la politique monétaire du pays à l'avenir.
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