Le ministre de l'Intérieur italien, Matteo Piantedosi, a rejeté les inquiétudes concernant le retour potentiel des "demandeurs de Dublin" sur le territoire italien, affirmant que seulement trois personnes sont effectivement retournées depuis l'entrée en vigueur du nouveau pacte sur l'asile et la migration.
La situation a été compliquée par des informations faisant état d'un appel de détresse en provenance de la Méditerranée centrale, où 37 migrants seraient bloqués à bord d'un bateau partiellement submergé au large des côtes de la Libye. Selon Alarm Phone, le groupe est en danger, incapable de poursuivre leur voyage, l'eau entrant dans le navire et l'engin commençant à couler. Les autorités ont été alertées et devraient prendre des mesures, bien que le statut exact de l'opération reste incertain.
Selon des sources citées par Ansa, la France a décidé de ne pas se joindre à d'autres pays pour rapatrier les demandeurs de Dublin en Italie. Les responsables français ont souligné que cette décision reflète une position politique plus large, qui donne la priorité à la coopération avec l'Italie pour réduire les flux migratoires irréguliers en provenance de Tunisie et de Libye. La position du pays semble s'aligner sur sa réticence historique à s'engager dans des retours de masse, en particulier compte tenu des implications humanitaires et des complexités juridiques entourant de telles actions. L'Espagne, quant à elle, a exprimé sa préférence pour la résolution de la question des demandeurs de Dublin par le biais des mécanismes de solidarité de l'UE décrits dans le nouveau pacte migratoire.
Des sources du ministère espagnol de l'Intérieur ont déclaré à l'Ansas que le gouvernement préfère gérer la situation dans le cadre de la coopération européenne plutôt que de recourir à des mesures unilatérales telles que les expulsions.
Il a noté que seules trois personnes sont retournées en Italie sur les quelque 50 demandes reçues jusqu'à présent, soulignant que cela représente un nombre minimal par rapport au volume total des demandeurs d'asile traités. Il a critiqué les figures de l'opposition qui ont exagéré l'impact potentiel de ces transferts, suggérant que cette rhétorique sert plus à faire de la posture politique qu'à refléter les résultats politiques réels.
Ces mesures, qui ont été suspendues après qu'une situation d'urgence a entraîné des inquiétudes accrues en matière de sécurité, expireront le 1er septembre. Bien que le ministre ait reconnu la nécessité des contrôles en raison de dangers réels, il a exprimé l'espoir qu'ils seraient bientôt levés. Il a décrit l'Espagne comme une "nation sœur", soulignant l'importance de la poursuite de la collaboration entre les deux pays malgré les tensions actuelles.
L'avenir de la gestion des migrations au sein de l'UE reste incertain, plusieurs États européens s'apprêtant à transférer les demandeurs de Dublin vers l'Italie et d'autres à y résister.
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