Les meilleurs professionnels de la santé de l'Inde font pression pour une interdiction complète des publicités pour la malbouffe et des campagnes de marketing approuvées par des célébrités visant les enfants, citant des préoccupations croissantes concernant l'obésité infantile, le diabète et les problèmes de santé mentale liés à de mauvaises habitudes alimentaires. Cet appel intervient au milieu de discussions plus larges sur la réglementation du contenu numérique, alors que les plateformes de médias sociaux font face à un examen de plus en plus minutieux de leur rôle dans la formation du discours public et l'influence des groupes démographiques vulnérables. Les mesures proposées visent à freiner l'influence des habitudes alimentaires malsaines promues par la publicité ciblée et la culture des influenceurs, en particulier sur les plateformes fréquentées par les mineurs.
La pression pour des réglementations plus strictes fait suite à des rapports de censure généralisée sur les plateformes de médias sociaux, notamment Instagram, exploitées par Meta. Ces dernières semaines, des messages liés à des manifestations politiques et des commentaires critiques sur les politiques gouvernementales ont été systématiquement supprimés, selon plusieurs sources.
Le Congrès de la jeunesse indienne, le convocateur de l'Aam Aadmi Party (AAP), Arvind Kejriwal, et le porte-parole du Cockroach Janta Party (CJP), Saurav Das, font partie des personnes touchées par la censure accrue. Leurs publications, ainsi que celles d'autres voix de l'opposition, ont été signalées et supprimées en vertu des dispositions des règles de la technologie de l'information (TI) de 2021.
Par ailleurs, les experts mettent en garde contre le fait que le système actuel permet la suppression rapide du contenu sans surveillance ou transparence suffisantes. Pranesh Prakash, un consultant en droit et en politique technologique, a souligné que la conformité automatique de Meta avec certaines notifications juridiques confère au gouvernement un pouvoir étendu de censurer rapidement le contenu, contournant souvent les contrôles judiciaires traditionnels.
Dans un autre développement, la plus haute cour de France a récemment annulé une interdiction proposée d'accès aux médias sociaux pour les enfants de moins de 15 ans, invoquant des préoccupations concernant la liberté d'expression. La législation, qui aurait interdit aux mineurs de créer des comptes sur des plateformes comme Facebook et Instagram à partir de septembre, a fait face à des défis juridiques de la part de groupes de défense des droits et d'organisations de défense des libertés civiles. La cour a jugé que la mesure violait les protections constitutionnelles de la liberté d'expression, soulignant la nécessité d'une approche équilibrée pour protéger les enfants tout en préservant leur droit de s'engager dans des espaces numériques.
Les rapports indiquent une tendance croissante de "cosméticorexie", une condition marquée par une préoccupation obsessionnelle pour les produits de beauté et les soins de la peau chez les jeunes filles.
Alors que les débats se poursuivent sur les mesures appropriées pour protéger les enfants des influences néfastes, tant dans le domaine de la nutrition que de l'engagement numérique, les parties prenantes soulignent la nécessité de solutions nuancées.
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