Le système de santé en Roumanie est au bord d'une crise majeure car des milliers de professionnels de la santé menacent de quitter leur emploi à moins que des changements urgents ne soient apportés à la nouvelle loi sur les salaires. Selon des rapports récents, plus de 60% des employés du secteur de la santé ont envisagé de quitter le système si la législation proposée reste inchangée.
La situation s'est aggravée après que le ministère du Travail, dirigé par le ministre Dragoș Pîslaru, n'ait pas engagé de négociations avec les syndicats malgré les signes d'avertissement clairs. La fédération a déjà intenté une action en justice, demandant un décret présidentiel pour retarder l'adoption de la nouvelle loi sur les salaires jusqu'à ce qu'un gouvernement doté de tous les pouvoirs soit installé.
Selon Răzvan Gae, vice-président de Sanitas, la structure salariale actuelle n'est pas correctement établie ni entre les différentes catégories de fonctionnaires ni au sein du système de santé lui-même. Il a souligné que les assistants médicaux jouent un rôle crucial dans les hôpitaux, en particulier dans les salles d'opération où ils aident les médecins avec des patients subissant une intervention chirurgicale ou prévus pour une intervention chirurgicale.
Les manifestations ont attiré un large éventail de participants, dont environ 15 000 personnes, dont au moins la moitié étaient des assistants médicaux, des infirmières, des chauffeurs d'ambulance et du personnel de TESA.
Il a expliqué la nécessité de réduire les primes et les allocations du nouveau projet. Il a souligné que les assistants médicaux sont confrontés à des risques constants d'accidents impliquant des objets tranchants et des aiguilles, ainsi qu'au stress psychologique et à l'épuisement professionnel causés par de lourdes charges de travail, le manque de personnel, l'incapacité de combler des postes et le surmenage dans les hôpitaux où ils travaillent souvent en dessous des normes minimales, en particulier pendant les périodes de nombreuses congés de maladie ou de vacances. Le travail par quarts perturbe le rythme naturel du corps et peut augmenter le risque de cancer de 15 à 20% en raison de l'usure accumulée, selon des études citées par OSFH et les syndicats européens, car la Roumanie n'a pas la capacité de mener de telles recherches.
Les principales plaintes soulevées par les associations médicales et les travailleurs de la santé comprennent le rejet de la nouvelle loi sur les salaires lancée en mai 2026 par le ministre Dragoș Pîslaru.
La fédération "Solidarité en santé" a déclaré que la version actuelle de la loi sur les salaires est loin d'être complète et appelle à la poursuite des consultations avec les employés du système.
Les syndicalistes soulignent plusieurs risques majeurs identifiés dans le projet, notamment l'absence de garanties pour la protection des revenus totaux actuellement en cours de paiement (principe de non-régression), les distorsions majeures concernant les primes pour les conditions de travail, les postes de nuit, les postes de garde et le travail du week-end et des vacances.
Les résultats de l'enquête montrent que 93,9% des répondants demandent la protection du revenu et l'application du principe de non-régression. 90,6% demandent l'indexation de la valeur de référence avec l'inflation. 61,3% des répondants estiment qu'ils quitteront probablement le système public si le projet n'est pas corrigé, le risque étant le plus élevé chez les jeunes employés.
Les syndicalistes présentent également des demandes spécifiques, notamment la mise à jour des informations sur les modifications apportées au projet de loi, l'ouverture de la deuxième étape des consultations (consultation formelle) conformément aux dispositions légales aux côtés des fédérations représentatives au niveau sectoriel, la mise en place d'une piste d'évaluation et d'analyse pour l'impact et la correction des erreurs au niveau du ministère de la Santé, la préparation d'un projet approprié répondant aux besoins du système de santé et aux possibilités de financement, et l'utilisation complète du temps disponible jusqu'à la date limite du PNRR (août 2026) afin que la réforme salariale corrige les inégalités plutôt que de les perpétuer.
Ils insistent sur le fait que la santé ne peut pas être traitée comme une simple question comptable. Étant donné que la date limite fixée par le PNRR est le mois d'août 2026, ils exhortent le gouvernement et les ministères concernés (travail et santé) à utiliser tout le temps disponible pour vérifier l'impact réel et corriger les erreurs au lieu d'adopter à la hâte un projet insuffisamment analysé.
Les syndicalistes soutiennent qu'une réforme salariale ne peut pas être adoptée à la hâte et ne peut pas traiter la santé comme une simple question comptable. Ils soulignent l'importance de s'assurer que la réforme répond aux besoins réels du système de santé et à ses capacités financières, plutôt que de se précipiter dans un projet mal analysé qui pourrait exacerber les inégalités existantes.
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