Selby Mbenenge, le président du juge du Cap oriental, a engagé une action en justice contre la Commission des services judiciaires (JSC) après que l'organe a recommandé au Parlement d'envisager de le destituer pour des allégations de harcèlement sexuel. Mbenenge conteste la décision de la JSC devant la Haute Cour du Nord-Gauteng à Pretoria, demandant une injonction pour empêcher la commission de recommander sa destitution au Parlement.
Le différend découle d'une plainte déposée par Andiswa Mengo, une secrétaire de la cour qui a allégué que Mbenenge lui avait fait des avances sexuelles inappropriées. Mengo a présenté des preuves, y compris des messages WhatsApp échangés entre elle et Mbenenge entre 2021 et 2022.
En mars, la commission a rejeté les conclusions du tribunal, affirmant que le comportement de Mbenenge entrait dans le domaine de la faute grave en raison du déséquilibre important des pouvoirs sur le lieu de travail.
Mbenenge conteste cette conclusion, arguant que la décision du JSC était à la fois irrationnelle et procédurale. Il affirme que le tribunal a dépassé son mandat et que la décision du JSC est basée sur un processus défectueux. En outre, il maintient que les interactions avec Mengo ont été consensuelles et ne constituent pas une faute. Mbenenge craint que la poursuite du processus de destitution entraîne des dommages irréparables à sa réputation professionnelle et à sa carrière.
Les conséquences potentielles de l'acceptation par le Parlement de la recommandation de la JSC sont graves. Si l'Assemblée nationale vote pour retirer Mbenenge, une majorité des deux tiers sera nécessaire pour le dépouiller de son poste judiciaire et des prestations de retraite associées.
L'affaire a attiré l'attention sur la question plus large de la dynamique du pouvoir sur le lieu de travail et de la responsabilité au sein du pouvoir judiciaire. Elle souligne les défis auxquels sont confrontés les personnes occupant des postes d'autorité lorsqu'elles sont accusées d'inconduite, en particulier lorsque ces accusations impliquent un comportement personnel sensible.
Au fur et à mesure que la bataille juridique se déroule, l'accent est mis sur la question de savoir si les tribunaux confirmeront la décision de la JSC ou se rangeront du côté de Mbenenge sur le fait que le processus était erroné.
La décision de la Haute Cour sur la demande d'interdiction de Mbenenge déterminera le cours immédiat de l'action. Si elle est accordée, elle pourrait retarder ou arrêter le processus de destitution, donnant à Mbenenge plus de temps pour contester les allégations de manière plus approfondie. Inversement, si elle est refusée, l'affaire pourrait passer rapidement à l'examen parlementaire, conduisant potentiellement à un vote sur son renvoi.
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