Roberto Vannacci, ancien général et ancien allié de Matteo Salvini, est devenu un casse-tête croissant pour le Premier ministre Giorgia Meloni. Le parti d'extrême droite Futuro Nazionale, dirigé par Vannacci, continue de gagner du terrain en Italie, selon des sondages récents. Les données montrent que le parti augmente régulièrement sa part de voix, dépassant même la Ligue de Salvini, qui était autrefois sa maison politique.
Forza Italia, un autre membre de la coalition, reste stable avec environ 8%, tandis que le Parti héréditaire (HDI) de Meloni se situe à 26%, légèrement en dessous de son niveau d'il y a un an. D'autres enquêtes récentes ont confirmé cette tendance, indiquant que Futuro Nazionale est en train de devenir le cinquième parti en importance en Italie et la force à la croissance la plus rapide au sein du bloc conservateur.
Cependant, il s'est rapidement séparé de la Ligue et du groupe des Patriotes au Parlement européen pour rejoindre la faction eurosceptique plus radicale connue sous le nom d'Europa delle Nazioni Soberane. " Il a également fait des déclarations controversées concernant la communauté LGBTQ+ et a fait l'éloge de l'héritage de Benito Mussolini, ce qui en fait l'une des figures les plus polarisantes de la politique italienne.
En comparant ces chiffres aux résultats des élections européennes de 2024, la Ligue semble être la plus touchée, perdant plus de 20% de sa base électorale. HDI verrait également un déclin d'environ 8%, tandis que le mouvement de Vannacci gagne du terrain parmi les électeurs auparavant indifférents. La politique italienne est caractérisée par sa volatilité et le remaniement constant des alliances. Malgré la stabilité du gouvernement de Meloni, qui vise à établir l'administration la plus ancienne de l'histoire italienne moderne, l'émergence de Vannacci pose un défi à l'équilibre du pouvoir existant à droite.
La réponse de Meloni à l'Espagne au sujet de la crise de Ceuta, y compris les menaces d'expulsion de l'Espagne de l'espace Schengen, semble s'aligner sur la rhétorique de Vannacci. Cette décision, soutenue par le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, reflète une stratégie plus large visant à faire appel aux sentiments nationalistes au sein de la base de HDI. Cependant, de telles allégations manquent de fondement juridique et contredisent les normes établies de l'UE.
A l'approche des élections générales, la question demeure de savoir si la coalition gouvernementale actuelle pourra maintenir l'unité ou si les divisions internes conduiront à une nouvelle fragmentation.Les mois à venir détermineront si l'influence de Vannacci devient une menace majeure ou reste une force de niche dans le système politique complexe de l'Italie.
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