Les autorités grecques ont repris l'enquête sur l'incendie criminel de 2010 dans une succursale de la banque Marfin-Egnatia à Athènes, qui a tué trois personnes piégées à l'intérieur du bâtiment. La police et les autorités judiciaires ont émis des mandats d'arrêt pour trois suspects à la suite d'un examen médico-légal détaillé mené par la Direction des enquêtes criminelles de la police hellénique.
Les enquêteurs ont cherché des photographies non traitées du moment de l'attaque, ce qui a incité un officier supérieur à se rendre à Chypre et au Royaume-Uni pour localiser les photographes. Malgré ces efforts, aucune nouvelle piste n'a émergé de cette phase initiale. Au lieu de cela, l'accent a été mis sur l'examen de dossiers plus anciens liés à des individus liés à des groupes anarchistes et anti-autorité.
L'analyse a révélé six photographies capturant 12 personnages à capuche près de la rue Stadiou. Bien qu'aucun des individus ne puisse être clairement identifié en raison des visages obscurcis, ils ont reçu des numéros de référence.
Sur la base des déclarations de témoins, la police a déterminé que cinq de ces personnes étaient impliquées dans l'attaque. Les éléments de preuve clés comprenaient des caractéristiques physiques telles que le type de corps, les coiffures, les lunettes, les chaussures et les conceptions de sac à dos. Les enquêteurs ont mis en évidence la présence d'un emblème rouge et de légères marques circulaires sur une sangle de sac à dos, ainsi que des similitudes de taille, de couleur, de disposition des poches et d'un couvercle à fermeture éclair orange sur une autre.
Thanasis Kampagiannis, représentant l'un des accusés, a déclaré que l'analyse médico-légale décrivait une identification comme "modérée" et n'avait trouvé aucune correspondance concluante avec le deuxième suspect. En ce qui concerne la troisième personne, une femme de 46 ans, il a souligné qu'un rapport de 2022 avait déjà exclu son identification des photographies comme impossible. L'intérêt renouvelé pour l'affaire a relancé les discussions sur les questions non résolues entourant l'attaque.
Pendant ce temps, les familles des victimes attendent de nouveaux développements, dans l'espoir d'une fermeture après plus d'une décennie d'incertitude. La réouverture de l'enquête souligne la complexité d'identifier les individus par des preuves circonstancielles seules. Alors que les progrès médico-légaux ont permis un examen plus approfondi des documents passés, des défis juridiques subsistent concernant l'admissibilité et l'exactitude de ces identifications. Au fur et à mesure que l'affaire avance, les procureurs devront répondre à ces préoccupations pour construire un dossier convaincant contre les auteurs présumés.
Toute nouvelle preuve découverte pourrait influencer l'issue du procès, conduisant potentiellement à des accusations contre les suspects.
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