Le gouvernement du Maharashtra a annoncé l'interdiction de la littérature associée aux organisations terroristes proscrites qui promeuvent l'extrémisme violent et l'endoctrinement idéologique. Dans une notification publiée par le ministère de l'Intérieur le 6 août, le gouvernement de l'État a ordonné aux autorités de saisir 114 articles de littérature radicale, y compris des magazines et des livres, liés à des groupes tels que l'État islamique, Al-Qaïda, le régiment Hizb-ul-Mujahideen Pir Panjal et l'État islamique dans la province du Khorasan.
Cette décision intervient après que les renseignements, les rapports de cyber-surveillance et les enquêtes menées par la brigade antiterroriste de l'État (ATS) ont indiqué la circulation et la possession en cours de ces matériaux, qui constituent une menace pour l'ordre public et la sécurité nationale. " Ces matériaux sont liés à diverses manifestations de l'État islamique, y compris l'État islamique d'Irak et du Levant, l'État islamique d'Irak et de Syrie, Daech et l'État islamique dans la province du Khorasan.
La décision fait suite à une série d'opérations de l'ATS visant à freiner les activités extrémistes dans l'État. Au cours des derniers mois, l'ATS a mené de multiples raids à travers le Maharashtra, ciblant des extrémistes présumés et saisissant des matériaux jugés répréhensibles.
En février, l'ATS a effectué des perquisitions dans 21 endroits dans les districts de Yavatmal et Ahilyanagar, interrogant 14 personnes et récupérant des documents, des ordinateurs portables, des livres et des appareils mobiles contenant du contenu lié au terrorisme. En novembre de l'année précédente, l'ATS a arrêté un ingénieur logiciel de Pune, Zubair Hangargekar, âgé de 37 ans, pour avoir prétendument diffusé des idées qui assimilaient la démocratie à l'opposition à la loi islamique et créé du contenu sur des sujets tels que le djihad et "Ghazwa-e-Hind", la conquête envisagée du sous-continent indien par un califat.
En mars, l'ATS a informé le gouvernement de l'État que certains journaux, livres, documents et autres documents, y compris des peintures, des dessins et des photographies, étaient associés à des activités nuisibles à la souveraineté et à la sécurité du pays. Une lettre datée du 17 mars 2026, du directeur général adjoint de la police de l'ATS a souligné la nécessité de confisquer ces matériaux en raison de leur potentiel d'inciter à la violence et de saper la stabilité sociale. La lettre citait les dispositions de la Bharatiya Nyaya Sanhita, 2023, qui criminalisent les actions qui menacent l'ordre public et l'unité nationale.
La justification du gouvernement pour l'interdiction repose sur la conviction que la littérature en question promeut des idéologies qui justifient la violence, encouragent la radicalisation et soutiennent le recrutement d'individus dans des réseaux extrémistes. De tels matériaux sont considérés comme un défi direct aux principes de la laïcité et de la gouvernance démocratique en Inde. La notification souligne également le rôle des plateformes numériques et des canaux de communication cryptés dans la diffusion de ce contenu, soulignant la nécessité d'une approche globale des efforts de lutte contre le terrorisme.
Les autorités ont souligné que la saisie des 114 articles faisait partie de mesures plus larges visant à sauvegarder la sécurité nationale et à maintenir l'harmonie communautaire. L'accent mis sur les formes physiques et numériques de la littérature reflète les inquiétudes croissantes concernant l'évolution des méthodes utilisées par les groupes extrémistes pour diffuser leurs messages.
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