Les médecins de Ceuta ont appelé à un plan de santé d'urgence après avoir travaillé 24 heures sur 24 pour gérer l'afflux de migrants arrivant dans l'enclave espagnole. Le personnel médical, y compris des spécialistes de l'hôpital universitaire de Ceuta, affirme qu'ils se sont organisés pour empêcher l'effondrement des services de santé. Ils soutiennent qu'une réponse coordonnée impliquant à la fois le ministère de la Défense et de la Santé est nécessaire de toute urgence. La situation s'est aggravée avec une augmentation des arrivées de migrants au cours des derniers jours, entraînant une augmentation spectaculaire du nombre de patients au service d'urgence de l'hôpital.
Selon les données de l'Institut national de gestion de la santé (Ingesa), il y a eu 305 cas soignés parmi les migrants marocains lundi. Malgré cette baisse, la charge de travail reste élevée, avec de nombreux enfants nécessitant des soins urgents en raison d'affections telles que le diabète de type 1.
Ces mesures ont contribué à maintenir un certain niveau de normalité pour la population locale, qui a largement évité de demander des soins non d'urgence par peur. Yakhloufi a admis que la directrice de l'hôpital a soutenu ces efforts, bien qu'elle ait exprimé sa frustration de ne pas avoir reçu plus d'aide des autorités de la ville. Elle a noté que des ressources des agences de défense avaient été fournies, mais elle estimait que le gouvernement aurait dû être plus proactif.
Enrique Roviralta, président du Collège médical de Ceuta et dirigeant de l'Union médicale de Ceuta, a fait écho à des préoccupations similaires. Il a fait valoir qu'un protocole combiné entre les ministères de la Défense et de la Santé aurait empêché la pression actuelle sur les ressources. "Nous avons tout fait pour que les services restent fonctionnels", a-t-il déclaré, soulignant les efforts collectifs déployés par les professionnels de la santé.
Yakhloufi a souligné que près de 43 300 enfants et adolescents au Maroc souffrent de diabète de type 1, une maladie qui nécessite une surveillance constante et des soins spécialisés. Certains de ces individus sont arrivés dans un état critique, nécessitant des soins intensifs et une réanimation.
Les autorités font face à une pression croissante pour étendre les infrastructures et améliorer la coordination. Des associations locales telles que Samu et Engloba fournissent un soutien temporaire, mais le besoin de ressources supplémentaires est clair. La police est également chargée de vérifier l'âge des mineurs suspects, un processus qui nécessite davantage de main-d'œuvre.
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