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Le chef de l'opposition en RDC, Sesanga, interdit de quitter le pays
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Le chef de l'opposition en RDC, Sesanga, interdit de quitter le pays

Delly Sesanga, un éminent dirigeant de l'opposition en République démocratique du Congo (RDC), a déclaré avoir été privé d'un passeport et interdit de quitter le pays, décrivant l'action comme une "intimidation". En tant que chef du parti Envol et membre de la coalition Article 64 opposée aux réformes constitutionnelles qui pourraient permettre au président Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat, Sesanga a fait face à des tensions accrues avec le gouvernement.

L'affaire suscite une vive controverse en République démocratique du Congo (RDC). Des allégations selon lesquelles l'opposition aurait armé des manifestants à Kinshasa ont circulé sur les réseaux sociaux, alimentant des tensions politiques et sociales. Ces affirmations, pourtant, sont basées sur une vidéo fausse qui imite le style de France 24, un média international. Cette vidéo, présentée comme un entretien d'un membre de l'opposition, suggère qu'une figure politique aurait fourni des armes aux participants à une manifestation. Cependant, cette preuve ne peut pas être vérifiée, car elle est clairement manipulée.

La France 24 a déclaré que ces images ne correspondaient à aucun reportage diffusé par son équipe. Les autorités congolaises, quant à elles, n'ont ni confirmé ni démenti publiquement ces allégations, préférant garder le silence face à une situation déjà complexe.

Les événements remontent à plusieurs mois, avec des manifestations organisées contre la réforme constitutionnelle visant à permettre au président Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat. Cette initiative, perçue comme un effort pour prolonger le pouvoir, a suscité une forte opposition, notamment de la part de groupes politiques et de leaders indépendants. Le 12 juin, une manifestation a eu lieu à Kinshasa, mais elle a été dispersée par les forces de sécurité, entraînant des violences et des blessures parmi les participants. Delly Sesanga, un dirigeant de l'opposition, a été blessé lors de ces incidents et a depuis été mis sous surveillance.

Il fait partie de la Coalition Article 64, un groupe de résistance contre la réforme constitutionnelle.

Le 2 juillet, Delly Sesanga a été arrêté à l'aéroport de Kinshasa après que ses documents d'identité aient été confisqués. Selon lui, il était en route vers l'Europe pour des raisons médicales, mais il a été empêché de partir. Son passeport a été saisi, et il a été informé qu'il devrait traiter cette question devant les tribunaux sans obtenir d'explications supplémentaires. Ses propos ont été relayés par l'AFP, et un témoin proche a confirmé son histoire. Sesanga a qualifié cette situation d'intimidation et d'arbitraire, soulignant que personne ne lui avait communiqué d'informations concernant les procédures judiciaires contre lui.

Un officier judiciaire a également confirmé que des enquêtes étaient en cours contre lui.

Cette crise s'inscrit dans un contexte plus large de tension entre le gouvernement et l'opposition. La réforme constitutionnelle, adoptée par le Parlement en mai, pourrait permettre au président de rester en poste jusqu'en 2033, ce qui contredit les règles actuelles limitant le mandat à deux termes. Ce projet a divisé le pays, avec des partis d'opposition dénonçant une tentative de coup constitutionnel. Au contraire, le gouvernement affirme que la réforme est nécessaire pour assurer la stabilité nationale.

La communauté internationale a également exprimé ses préoccupations. Le siège des Nations Unies a condamné la mort d'un manifestant lors des échauffourées, rappelant ainsi les risques liés à la violence. Les États voisins et certains organismes internationaux surveillent étroitement la situation, craignant une escalade des hostilités. Dans ce climat tendu, les actions de l'opposition, qu'elles soient pacifiques ou non, peuvent avoir de graves conséquences sur la sécurité publique et la stabilité politique.

Les autorités congolaises doivent trouver un équilibre entre la légitimité des revendications politiques et la préservation de l'ordre public. La situation reste fragile et toute escalade pourrait mettre à rude épreuve la cohésion sociale et la démocratie congolaise.

2 articles

France 24 (Français) logoFrance 24 (Français)Public / d’ÉtatCentrehier
L'opposition congolaise a-t-elle armé des manifestants à Kinshasa ?

L'article discute des allégations circulant en ligne en République démocratique du Congo (RDC) selon lesquelles des groupes d'opposition auraient armé des manifestants à Kinshasa lors de manifestations contre une réforme constitutionnelle permettant au président Tshisekedi de se présenter à la réélection.

Lecture du biais (Centre): L'article traite de la question de la désinformation et de la diffusion de fausses déclarations sans appuyer ouvertement une position politique particulière; il se concentre sur la nature factuelle de la controverse plutôt que de prendre parti, bien qu'il mette en évidence les implications potentielles d'une telle désinformation dans un contexte politique.

Africanews logoAfricanewsIndépendantGaucheil y a 4 j
Le chef de l'opposition en RDC, Sesanga, interdit de quitter le pays

Delly Sesanga, un éminent dirigeant de l'opposition en République démocratique du Congo (RDC), a déclaré avoir été privé d'un passeport et interdit de quitter le pays, décrivant l'action comme une "intimidation". En tant que chef du parti Envol et membre de la coalition Article 64 opposée aux réformes constitutionnelles qui pourraient permettre au président Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat, Sesanga a fait face à des tensions accrues avec le gouvernement.

Lecture du biais (Gauche): L'article définit les actions menées contre Delly Sesanga comme une intimidation à motivation politique, mettant en évidence le contexte plus large de la résistance de l'opposition aux réformes constitutionnelles menées par le gouvernement.

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