La fuite des cerveaux de la Libye, 15 ans après la chute de Tripoli Londres, Royaume-Uni, Sarah Mizran, architecte de 32 ans, était adolescente lorsque Tripoli est tombée en août 2011, alors que les forces d'opposition entraient dans la capitale. La chute a marqué la fin du règne de quatre décennies de Mouammar Kadhafi, qui s'est terminé par sa capture et sa mort près de Syrte. Mizran, maintenant basée à Londres, a quitté le pays huit ans plus tard pour poursuivre ses études. Elle a décrit l'exode des jeunes professionnels comme une perte profonde pour la Libye, non seulement des compétences mais de l'espoir.
Elle vise à contribuer à la restauration de l'identité architecturale de la Libye, bien qu'elle reconnaisse l'incertitude quant à son retour éventuel. Elle a souligné que la stabilité encouragerait plus d'expatriés à rentrer chez eux. Son voyage a commencé lorsqu'elle est arrivée au Royaume-Uni avec une bourse pour étudier à l'Université de Kent. Elle a dû faire face à des défis pour s'adapter à une nouvelle culture professionnelle et trouver sa place dans un pays étranger. Elle n'est pas seule parmi les Libyens à l'étranger.
Sa vie a radicalement changé; il est passé d'un style de vie confortable en Libye à un nouveau départ au Royaume-Uni. Les deux premières années ont été particulièrement difficiles. En 2018, il a lancé Libye au Royaume-Uni, une organisation caritative culturelle visant à promouvoir une vision de la Libye qu'il espérait reconstruire après la dictature.
Elgadi se décrit comme un "nomade", ayant abandonné les attentes de retourner définitivement, bien que son cabinet de conseil continue de travailler avec des clients libyens. L'impact de cette fuite de cerveaux sur la Libye reste débattu. Tarek Megerisi, chercheur invité au Conseil européen des relations étrangères, a noté que des dizaines de milliers de personnes qualifiées restent dans les ministères de la Libye. Cependant, ces professionnels font face à des obstacles de la part de hauts fonctionnaires ayant des intérêts de gouvernance limités.
Ces individus ont obtenu des rôles politiques, promettant un leadership démocratique mais agissant souvent de la même manière que le régime de Kadhafi. La corruption persiste au sein de certains ministères, créant un environnement qui décourage les jeunes générations. L'instabilité en cours et le manque de gouvernance efficace continuent de remettre en question la capacité de la Libye à conserver ses talents. Alors que la nation approche de sa quinzième année depuis la chute de son ancien dirigeant, la question demeure de savoir si le départ de tant d'individus qualifiés a entravé les progrès ou si de nouvelles opportunités attendent ceux qui sont prêts à revenir.
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