Les libéraux ont une fois de plus honte de la mémoire de Howard Zinn, un historien connu pour sa critique inébranlable du capitalisme et de l'impérialisme américain. Ce dernier épisode survient au milieu de tensions croissantes au sein du Parti démocrate, alors que certaines figures centristes critiquent publiquement la montée des candidats des Socialistes démocrates d'Amérique (DSA), malgré leur alignement avec des valeurs progressistes. Ces critiques, souvent décrits comme modérés ou centristes, établissent des parallèles avec les tactiques historiques utilisées par les forces de droite pour réprimer la dissidence, en particulier pendant l'ère McCarthy.
Le président Donald Trump a intensifié sa dépendance à la rhétorique de l'ère de la guerre froide, en tirant parti des tropes anticommunistes pour détourner l'attention des nombreuses controverses de son administration. Ses récentes attaques contre les candidats démocrates qui soutiennent le DSA les ont présentés comme des menaces potentielles pour la sécurité nationale, faisant écho au genre de peur qui a défini la terreur rouge. Cette stratégie n'est pas nouvelle; elle reflète les tactiques employées par des personnalités comme Roy Cohn, l'ancien mentor de Trump, qui a joué un rôle clé dans l'avancement des politiques mccarthyste. En invoquant un tel langage, Trump vise à galvaniser sa base tout en sapant la crédibilité des voix progressistes.
La réaction contre les démocrates alignés sur la DSA a provoqué des divisions internes au sein du Parti démocrate. Certains législateurs centristes et personnalités des médias ont exprimé leur inquiétude quant à l'influence des idées socialistes, même s'ils restent silencieux sur le comportement de plus en plus autoritaire de Trump.
Les expériences de Zinn pendant l'ère de McCarthy fournissent un fond sombre au climat politique d'aujourd'hui. En tant que vétéran décoré de la Seconde Guerre mondiale, il a rejoint l'American Veterans Committee (AVC), une organisation qui cherchait à promouvoir l'unité raciale parmi le personnel militaire. À son apogée, l'AVC comptait plus de 100 000 membres et des milliers de sections locales, y compris dans le Sud ségrégué.
Son activisme, qui mettait l'accent sur la solidarité entre les races et les classes, fait de lui une cible de harcèlement du gouvernement. La dissolution de l'AVC marque un tournant dans la lutte pour les droits civils.
L'actuelle poussée pour étiqueter les candidats progressistes comme dangereux reflète un modèle plus large de répression idéologique. Alors que certains libéraux ont pris à critiquer les alliés de la DSA, d'autres soutiennent que cette approche risque de répéter les erreurs du passé. L'héritage de Zinn nous rappelle que le vrai progrès nécessite de défendre le droit de s'organiser, de parler librement et de contester l'injustice, même lorsque cela invite à l'hostilité. Alors que la nation se débat avec l'approfondissement de la polarisation, les leçons de l'histoire restent aussi pertinentes que jamais.
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