LG Chem, une entreprise chimique sud-coréenne de premier plan, a fait des progrès significatifs dans ses recherches en oncologie en obtenant l'autorisation de la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis pour procéder à un essai clinique de phase 1/2 de son nouveau médicament anticancéreux LG00313112. Cette étape marque une étape cruciale dans le développement d'un traitement visant à traiter une mutation génétique spécifique associée à certains types de cancer.
Le médicament candidat, LG00313112, a été acquis par LG Chem de Frontier Medicines en avril de l'année précédente. Il est spécifiquement conçu pour cibler la mutation TP53 Y220C, une altération génétique présente chez environ 1 à 3% des patients atteints de cancer. Cette mutation entraîne une instabilité structurelle de la protéine p53, qui joue un rôle vital dans la prévention du cancer en inhibant la croissance cellulaire et en favorisant l'apoptose.
Les études précliniques ont montré des résultats prometteurs, indiquant que le médicament peut démontrer son efficacité même à faibles doses et maintenir une réponse cohérente dans les modèles tumoraux qui portent également des mutations KRAS co-occurrentes.
Selon les données de l'Atlas du génome du cancer, maintenu par l'Institut national du cancer des États-Unis, les patients atteints de mutations TP53 connaissent des périodes de survie significativement plus courtes par rapport à ceux qui n'ont pas la mutation. En moyenne, ces patients survivent environ 29 mois après le traitement, ce qui représente environ la moitié de la durée de vie des patients qui n'ont pas la mutation. À l'heure actuelle, il n'existe aucun médicament disponible dans le commerce ciblant spécifiquement la mutation TP53 Y220C, faisant de LG00313112 une avancée potentiellement révolutionnaire dans le traitement du cancer.
Pour accélérer le processus de développement global, LG Chem a structuré l'essai de phase 1/2 dans le cadre d'un protocole unifié. La phase initiale se concentrera sur l'évaluation de l'innocuité, de la tolérance, du dosage optimal et des premiers signes d'efficacité chez les patients atteints de tumeurs solides avancées - en particulier celles affectant les ovaires, les poumons et les seins - qui portent la mutation TP53 Y220C. La phase suivante s'appuiera sur les connaissances acquises lors de la première partie de l'essai pour explorer davantage l'efficacité du médicament.
Kim Hye-jin, chef du département des affaires cliniques et réglementaires de LG Chem, a exprimé son optimisme quant à l'avenir de LG00313112. Elle a souligné l'importance d'identifier les patients qui pourraient bénéficier le plus du traitement et d'accélérer le développement du médicament pour améliorer les résultats pour les personnes confrontées à des options de traitement limitées.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 5 €/mois.
Devenir soutien