Selon une étude récente publiée dans Science Advances, de grands villages précoloniaux du Cerrado brésilien pratiquaient la polyculture à base de maïs. Des chercheurs ont découvert des preuves suggérant que certaines de ces premières sociétés cultivaient du maïs dans des systèmes agricoles diversifiés, qui soutenaient de grandes colonies.
En analysant les isotopes stables de carbone, d'azote et d'oxygène des dents et des os, l'équipe a reconstruit les habitudes alimentaires pendant la fin de l'Holocène. La datation au radiocarbone du collagène osseux humain, ainsi que les données isotopiques de la faune, les découvertes archéobotaniques et les archives paléoecologiques, ont permis aux chercheurs d'établir une chronologie détaillée des pratiques de subsistance. Les résultats indiquent que les habitants des villages en plein air ont tiré une partie importante de leur alimentation du maïs, tandis que ceux qui résidaient dans des abris rocheux à proximité avaient des régimes plus variés avec une dépendance minimale au maïs.
Au lieu de cela, ils soulignent l'existence de multiples traditions culturelles et approches économiques au sein de la même zone géographique. Patrick Roberts, directeur du Département de la coévolution de l'utilisation des terres et de l'urbanisation à l'Institut Max Planck de géoanthropologie, a souligné que l'étude remet en question les récits existants sur le développement agricole en Amérique du Sud tropicale.
André Strauss du Musée d'archéologie et d'ethnologie de l'Université de São Paulo a souligné l'importance du Cerrado dans les discussions sur l'utilisation des terres précoloniales. Alors que l'Amazonie a traditionnellement dominé les conversations sur l'innovation autochtone, cette recherche souligne le Cerrado comme une autre région clé où diverses sociétés ont développé des méthodes uniques d'interaction avec l'environnement.
La recherche met en évidence les stratégies d'utilisation durable des terres qui ont façonné le paysage au cours des siècles et offre des informations pertinentes pour les débats modernes sur la conservation de la biodiversité, les connaissances autochtones et la gestion des écosystèmes. Les découvertes archéologiques incluent des artefacts tels que les urnes funéraires d'Aratu, qui fournissent un contexte supplémentaire sur la culture matérielle et les pratiques funéraires de ces anciennes communautés.
L'équipe de recherche a utilisé des techniques analytiques avancées pour déterminer l'étendue de la culture du maïs et son intégration dans des pratiques agricoles plus larges. L'analyse des isotopes stables a révélé que si certaines populations comptaient fortement sur le maïs, d'autres maintenaient un régime alimentaire plus diversifié, incorporant une gamme de ressources végétales et animales. Cette diversité suggère des stratégies adaptatives adaptées à des conditions environnementales spécifiques et à la disponibilité des ressources. En intégrant plusieurs lignes de preuves, des vestiges archéobotaniques, des données isotopiques et une datation au radiocarbone, l'étude présente une vue complète des pratiques de subsistance dans le Cerrado.
De telles approches interdisciplinaires permettent une compréhension nuancée de la façon dont les sociétés précoloniales ont géré leur environnement et soutenu de grandes populations grâce à des techniques agricoles innovantes. D'autres études devraient s'appuyer sur ces résultats, explorer d'autres sites archéologiques et utiliser des méthodologies similaires pour en savoir plus sur la dynamique agricole et sociale des sociétés précoloniales de la région. Les chercheurs prévoient que la poursuite des recherches permettra d'affiner les modèles actuels d'interactions homme-environnement et de fournir des informations plus approfondies sur la résilience et l'adaptabilité des civilisations anciennes.
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Phys.orgIndépendantCentreFactualité 85Objectivité 90avant-hier Les grands villages précoloniaux du Cerrado brésilien pratiquaient la polyculture à base de maïs, comme le révèlent les preuvesUne étude publiée dans Science Advances présente de nouvelles preuves sur les pratiques agricoles des sociétés précoloniales du Cerrado brésilien. Des chercheurs ont analysé des isotopes stables de plus de 100 individus sur 37 sites archéologiques, révélant que certaines communautés pratiquaient des systèmes de polyculture diversifiés à base de maïs, tandis que d'autres comptaient sur des régimes plus variés. La recherche remet en question les hypothèses précédentes selon lesquelles ces sociétés étaient soit strictement des chasseurs-cueilleurs, soit des agriculteurs intensifs de maïs, montrant plutôt une gamme de stratégies de subsistance. Les résultats suggèrent que le maïs était intégré dans des systèmes agricoles durables qui combinaient des plantes domestiquées et sauvages, mettant en évidence l'innovation indigène dans la production alimentaire.
Lecture du biais (Centre): L'article présente des découvertes scientifiques sans cadre idéologique manifeste. Bien que l'étude ait des implications pour la compréhension des pratiques agricoles autochtones et puisse être interprétée à travers diverses lentilles politiques (par exemple, environnementalisme, droits autochtones), le ton reste neutre.
Pourquoi factualité (85): The article presents well-supported findings from a study published in Science Advances, citing specific methods such as stable isotope analysis of teeth and bones from over 100 individuals across multiple sites. It accurately describes the shift in understanding regarding precolonial societies in t
Pourquoi objectivité (90): The article maintains a largely neutral tone, presenting the research findings without overt bias or emotional language. It quotes the lead author directly and frames the discovery as a significant but objective change in understanding, avoiding any clear advocacy for one perspective over another.
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