Une étude récente a suggéré que la position assise prolongée augmente le risque de développer un cancer. Selon la recherche, les individus qui restent assis pendant plus de 30 minutes sont confrontés à une probabilité plus élevée d'être diagnostiqués avec un cancer. Cette découverte intervient au milieu d'inquiétudes croissantes sur les implications pour la santé des modes de vie sédentaires, en particulier dans les environnements de travail modernes où la position assise pendant de longues périodes est courante.
Les chercheurs ont examiné si la position assise prolongée était associée à un risque accru de cancer, quelle était l'importance de la durée de la position assise et si des interruptions régulières pouvaient influer sur ce risque. Pour recueillir des schémas de mouvement précis, les participants portaient des capteurs sur leurs poignets pendant sept jours.
Les résultats ont montré une corrélation claire entre de plus longues périodes de séance continue et un risque plus élevé de diagnostic de cancer ou de mortalité. Cependant, des interruptions régulières, même brèves, pendant la séance ont considérablement réduit ce risque, éliminant parfois complètement l'association.
Ces résultats soulignent l'importance d'intégrer le mouvement dans les routines quotidiennes, en particulier pour ceux dont le travail nécessite une séance prolongée. Malgré ces idées, l'étude présente des limites que les chercheurs ont reconnues. Il s'agit d'une étude d'observation, ce qui signifie qu'elle identifie des associations statistiques mais n'établit pas de causalité. De plus, la période pendant laquelle le comportement des participants a été mesuré - une semaine seulement - est relativement courte. En tant que telle, les conclusions doivent être interprétées avec prudence. Des experts indépendants qui n'étaient pas impliqués dans l'étude ont offert des perspectives prudentes.
Stephen Burgess, un statisticien de l'Université de Cambridge, note que les résultats de l'étude sont quelque peu simplistes. Il souligne que si les données montrent un lien entre une séance prolongée et des taux de cancer plus élevés, cela ne signifie pas nécessairement que la réduction du temps assis réduirait l'incidence du cancer. Les personnes qui restent assis pendant de longues périodes peuvent différer d'autres manières, telles que l'occupation, le revenu, le statut social, le niveau de stress, les choix de style de vie ou l'accès aux soins de santé - tous les facteurs qui peuvent influer sur le risque de cancer. Kevin McConway, professeur émérite de statistique appliquée à l'Université de Lancaster, souligne la nécessité de poursuivre les recherches avant de tirer des conclusions définitives.
Il suggère que des études supplémentaires avec des tailles d'échantillon plus grandes et des périodes d'observation plus longues sont nécessaires pour confirmer la relation entre les habitudes de séance et le risque de cancer.
Alors que les preuves reliant la sédentarité prolongée au cancer restent peu concluantes, le consensus général parmi les professionnels de la santé est que la réduction du comportement sédentaire contribue positivement au bien-être général.
En attendant, le message reste clair: rester actif et éviter de rester assis pendant de longues périodes est bénéfique pour la santé, même si l'impact exact sur le risque de cancer nécessite des recherches plus approfondies.
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