Le Premier ministre australien Anthony Albanese fait l'objet d'un examen minutieux sur les remarques qu'il a faites lors d'une interview sur un cadeau diplomatique du Premier ministre japonais Sanae Takaichi. La controverse est centrée sur la description par Albanese des deux melons de la couronne que Takaichi lui a présentés lors de sa visite en mai en Australie.
L'incident a eu lieu lors d'une discussion informelle sur le podcast animé par la comédienne Nikki Osborne. Sa réponse comprenait un geste physique que beaucoup ont jugé inapproprié, surtout compte tenu du contexte du cadeau et de la position de Takaichi en tant que première femme Premier ministre du Japon.
Yamagami a souligné que le melon, un symbole vénéré au Japon, n'était pas simplement un cadeau mais un geste significatif. Il a également noté que Takaichi avait récemment fait face à des remarques sexistes d'autres fonctionnaires, rendant les commentaires d'Albanese encore plus sensibles. Le bureau d'Albanese a nié les allégations, affirmant que l'interprétation de ses remarques était incorrecte. Malgré cela, les figures de l'opposition ont appelé à des excuses, arguant que les commentaires étaient inférieurs à la dignité du bureau. Le sénateur libéral James Paterson a soulevé des inquiétudes quant à la gestion de la situation, demandant à la police fédérale australienne d'enquêter sur la fuite présumée d'un mémo du gouvernement japonais qui avait minimisé l'incident.
L'AFP a confirmé avoir reçu le renvoi, mais n'a fait aucun commentaire. Au sein du gouvernement australien, les membres du cabinet d'Albanese l'ont largement défendu. La ministre du Logement, Clare O'Neil, a rejeté la question comme une distraction, soulignant la nécessité de répondre aux préoccupations nationales urgentes. La ministre des Services sociaux, Tanya Plibersek, a également évité un engagement direct, exhortant à se concentrer sur les principaux domaines politiques plutôt que sur la controverse. Le ministre de la Santé, Mark Butler, a réaffirmé les liens étroits de l'Australie avec le Japon, insistant sur le fait que les Albanais respectent la relation. Les responsables japonais sont restés silencieux sur la question, malgré la sensibilité entourant la position de Tchiakai.
Alors que le gouvernement japonais a initialement indiqué qu'il ne souleverait pas officiellement la question, la publication publique de la note interne a créé une tension inattendue. Au Japon, le manque de réaction du public a été attribué à une combinaison de retenue diplomatique et du paysage géopolitique plus large, où les relations avec la Chine restent une préoccupation dominante.
Le journaliste japonais Waka Ikeda a observé que le silence des deux côtés du spectre politique au Japon reflète un jeu complexe de facteurs, y compris la nature conservatrice de la direction de Takaichi et la réticence des responsables à s'engager dans ce qui pourrait être perçu comme un conflit inutile.
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