Le gouvernement espagnol va approuver une indemnité spéciale pour les travailleurs touchés par les incendies de forêt lors d'une réunion du cabinet mardi. Le décret, proposé par le ministère du Travail et négocié le week-end avec les agents sociaux et les communautés autonomes touchées, vise à fournir une protection temporaire aux travailleurs et aux entreprises touchés par les incendies en cours qui se propagent dans différentes parties du pays. Cette nouvelle mesure aborde des situations qui n'étaient pas couvertes auparavant par les réglementations existantes, telles que les travailleurs qui ne peuvent pas atteindre leur lieu de travail en raison d'une évacuation, de la perte de leur logement ou du manque de services de base.
Le Conseil des ministres va introduire ce mardi une nouvelle loi sur le décret royal pour couvrir les salaires et les cotisations des travailleurs touchés par des urgences extrêmes d'incendie, comme celles qui se produisent actuellement. Il s'agit d'une mesure temporaire destinée à garantir que les entreprises n'aient pas à supporter les coûts salariaux des employés incapables d'assister au travail parce qu'ils sont situés dans des zones touchées par les incendies ou font face à des routes de communication fermées en raison d'eux.
Selon le ministère du Travail, de nombreuses réunions ont eu lieu au cours du week-end avec des syndicats, des associations d'entreprises et des conseils régionaux pour trouver un moyen de faire face à la nature exceptionnelle de ces urgences.
Cependant, ils s'attendent à élargir davantage ces types de couverture car ils pensent que de tels incidents continueront à se produire. L'expérience après la tempête Dana à Valence, après de multiples visites et mesures compensatoires prises pour les personnes touchées à la fois matériellement et professionnellement, sert de précédent et d'exemple pour le ministère. Ils soutiennent que la stimulation économique par le biais de ces aides rend finalement ces mesures moins coûteuses que de ne rien faire. L'équipe dirigée par Yolanda Díaz estime que les entreprises ne devraient pas supporter ces coûts car la situation ne constitue pas des accidents du travail ou tout autre scénario dans lequel elles seraient responsables.
Avec cette nouvelle mesure, les travailleurs qui sont dans un limbe juridique, ceux qui ne peuvent pas aller à leur lieu de travail ou qui dorment à l'extérieur de leur domicile en raison des incendies, seront protégés, car il n'existe actuellement aucun cadre juridique pour les protéger. Les travailleurs agricoles ont critiqué l'abandon des zones rurales et ont appelé à un plan de réduction du carburant en hiver pour lutter contre les incendies de forêt. Ils soutiennent que sans de telles initiatives, le risque d'incendies dévastateurs continue de croître, affectant non seulement leurs moyens de subsistance, mais aussi la communauté au sens large.
Leurs demandes soulignent la nécessité de stratégies plus globales pour prévenir les catastrophes futures, en soulignant que les mesures réactives seules ne suffisent pas à traiter les causes sous-jacentes de ces crises.
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