Pendant des années, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a été la référence internationale de Vox, démontrant qu'une droite nationaliste et ultra-conservatrice pouvait gouverner et façonner la politique européenne malgré l'opposition de Bruxelles. " Cette initiative, menée par la Fondation Disenso dirigée par Santiago Abascal, vise à créer un espace commun unissant l'Espagne, le Portugal et les pays d'Amérique hispanophone à travers une langue, une histoire, une religion catholique et certaines valeurs politiques communes.
L'Iberosphère n'est pas seulement une construction idéologique mais aussi un horizon géopolitique destiné à établir un réseau international de gouvernements, de partis, de fondations et de dirigeants alignés sur des principes d'extrême droite des deux côtés de l'Atlantique.
Le changement stratégique de Vox vers les Amériques s'aligne sur des tendances plus larges au sein de la droite américaine. La nouvelle administration sous Donald Trump a relancé une vision hémisphérique de la politique étrangère américaine, mettant l'accent sur l'Amérique latine comme une zone prioritaire d'influence. Dans ce contexte, les succès électoraux des dirigeants conservateurs et d'extrême droite dans des pays tels que l'Argentine, le Chili, la Colombie, le Pérou, le Paraguay, l'Équateur et le Salvador prennent une plus grande importance au-delà de leurs implications nationales. Ces développements suggèrent un alignement croissant entre les mouvements d'extrême droite en Europe et en Amérique latine, créant une dynamique politique transnationale.
La carte politique actuelle des Amériques comprend plusieurs personnalités qui ont attiré l'attention de Vox. Parmi eux, Javier Milei se démarque en Argentine, tandis que des ajouts récents incluent José Antonio Kast au Chili et Abelardo de la Espriella en Colombie, ainsi que Keiko Fujimori au Pérou, en attente d'une confirmation officielle. Bien qu'il y ait des nuances concernant le régime autoritaire de Nayib Bukele au Salvador, les victoires de Santiago Peña au Paraguay et de Daniel Noboa en Équateur soutiennent davantage le récit de Vox d'un cycle politique changeant.
Pour Vox, ces gouvernements représentent plus que de simples alliés idéologiques - ils symbolisent la preuve que l'extrême droite peut réussir dans les Amériques lorsqu'elle fait face à des défis en Europe.
Le déclin d'Orbán en Hongrie en avril dernier, combiné à l'incapacité de Marine Le Pen à s'assurer le pouvoir en France, la stagnation d'André Ventura au Portugal, l'influence réduite de Geert Wilders aux Pays-Bas et les difficultés rencontrées par l'AfD en Allemagne ont diminué le nombre de victoires de la famille politique associée à Vox en Europe.
Meloni a cherché à consolider son rôle de partenaire de dialogue avec Bruxelles et Washington, en adoptant des positions plus pragmatiques en politique étrangère et en évitant les alignements automatiques avec Donald Trump sur des questions sensibles. Cette évolution a élargi le fossé politique entre Vox et d'autres groupes d'extrême droite européens.
Malgré la montée électorale continue de la droite radicale en Europe, ils font face à des défis pour traduire ce soutien en une gouvernance stable. La défaite d'Orbán, les limites de Le Pen, les problèmes rencontrés par Wilders et l'autonomie croissante de Meloni ont coïncidé avec une série de victoires conservatrices et d'extrême droite en Amérique latine.
Des publications récentes de la Fondation Disenso soulignent ce changement, notamment une conférence tenue à Madrid en avril 2026 intitulée "Une nouvelle alliance: pourquoi les Amériques sont importantes pour l'avenir de l'Europe", organisée par la Fondation Patriots for Europe. Cet événement souligne l'importance croissante accordée aux Amériques en tant que région cruciale pour façonner les futures stratégies politiques.
En Colombie, Abelardo de la Espriella, connu sous le nom de " El Tigre ", a rejoint la tendance des avancées de l'extrême droite en Amérique latine. Sa victoire aux élections présidentielles a surpris de nombreux analystes et a marqué un moment important dans la politique colombienne. Malgré sa rhétorique de rupture, de la Espriella représente un segment de l'extrême droite qui est personnaliste et hétérodoxe, semblable à Javier Milei en Argentine et Nayib Bukele au Salvador. Tous trois sont de fervents partisans de Donald Trump, reflétant un changement régional où les États-Unis considèrent maintenant l'Amérique latine comme sa sphère d'influence hégémonique, à l'exception du Mexique et du Brésil, et des gouvernements relativement progressistes au Guatemala et en Uruguay.
Steven Levitsky, professeur à l'Université de Harvard spécialisé dans les études latino-américaines, note que cette nouvelle vague de leadership d'extrême droite diffère considérablement des générations précédentes, qui étaient plus libérales et axées sur les politiques économiques plutôt que sur les batailles culturelles.
Au Pérou, Keiko Fujimori a remporté de justesse l'élection présidentielle, mettant l'accent sur l'ordre et les mesures fortes contre l'insécurité - une préoccupation qui résonne dans toute l'Amérique latine.
La victoire d'Abelardo de la Espriella, malgré ses méthodes controversées et ses associations avec des groupes paramilitaires, met en évidence l'efficacité des stratégies d'extrême droite en Amérique latine. De même, la victoire de Keiko Fujimori, bien que limitée, démontre comment l'héritage de son père, Alberto Fujimori, continue d'influencer sa trajectoire politique, bien qu'avec le fardeau de la corruption passée et des violations des droits de l'homme. La capacité de l'extrême droite à capitaliser sur les craintes liées à la criminalité et à l'insécurité souligne son influence croissante dans la région.
4 articles
infoLibreIndépendantConservateurFactualité 80Objectivité 60il y a 9 j Abascal cherche dans les Amériques les histoires qui résistent à la droite radicale en EuropeL'article traite de la façon dont le parti d'extrême droite espagnol Vox, dirigé par Santiago Abascal, a tourné son attention vers l'Amérique latine après avoir fait face à des défis en Europe. Auparavant, le Hongrois Viktor Orbán était une figure internationale clé pour Vox, mais les récents revers européens ont incité Vox à construire un réseau politique transatlantique appelé "Iberosfera", unissant les pays hispanophones à travers une langue, une histoire, une religion et des valeurs communes.
Lecture du biais (Conservateur): L'article présente l'expansion de Vox en Amérique latine comme un mouvement stratégique visant à construire une alliance idéologique avec les dirigeants d'extrême droite de la région, en soulignant leur influence croissante par rapport à leurs luttes en Europe.
Pourquoi ces scores (Factualité 80 · Objectivité 60): The article mentions the Fundación Disenso and its role in promoting the Iberosfera concept, which aligns with the primary source. However, it does not directly reference the individual from the source document. The tone is analytical but still shows a slight leaning towards the political views desc
20minutosIndépendantConservateurFactualité 70Objectivité 50il y a 15 j De Trump à Milei en passant par Abascal: la droite internationale célèbre la victoire d'Abelardo de la Espriella en ColombieL'article traite de la célébration internationale de la victoire d'Abelardo de la Espriella en Colombie. Il mentionne des personnalités telles que Donald Trump, Javier Milei et Santiago Abascal, indiquant que sa victoire a été accueillie par divers dirigeants de droite dans différents pays. L'accent est mis sur l'alignement politique entre ces dirigeants et l'importance de l'élection de de la Espriella dans le contexte plus large des mouvements de droite à l'échelle internationale.
Lecture du biais (Conservateur): L'article met explicitement en évidence la célébration de la victoire d'un candidat de droite par d'autres personnalités de droite internationales, ce qui encadre l'événement à travers une lentille pro-droite, ce qui suggère une insistance sur l'alignement idéologique plutôt qu'une présentation équilibrée de l'événement.
Pourquoi ces scores (Factualité 70 · Objectivité 50): The article references Santiago Abascal and the Fundación Disenso accurately but focuses on international right-wing politics rather than the primary source. Some details align with the source, but the focus is broader. The tone leans toward celebrating right-wing victories, showing some bias.
elDiario.esIndépendantConservateurFactualité 60Objectivité 40il y a 16 j 'El Jincho', le retour au banc pour agression sexuelle du disciple de Macarena Olona qui demande le vote pour Abascal'El Jincho', un rappeur populaire parmi les groupes d'extrême droite espagnols, a annulé sa représentation prévue lors d'un événement à Alicante après avoir été accusé d'agression sexuelle potentielle impliquant un mineur handicapé. L'affaire a été entendue par le tribunal, qui a statué jeudi, et a révélé qu'une autre personne accusée avait contacté le plaignant malgré une ordonnance de restriction en place. 'El Jincho', dont le vrai nom est David Calvo Villa, a des antécédents de condamnations pénales, y compris une peine de trois ans de prison pour détention illégale.
Lecture du biais (Conservateur): L'article met en avant l'association de 'El Jincho' avec la politique d'extrême droite et son soutien à Santiago Abascal de Vox, soulignant son alignement avec les idéologies d'extrême droite et sa présence sur des plateformes d'extrême droite.
Pourquoi ces scores (Factualité 60 · Objectivité 40): The article contains some factual elements but lacks direct connection to the primary source document. It discusses a different individual ('El Jincho') and unrelated events. The tone is highly biased and sensationalized, using emotionally charged language.
El PaísIndépendant🔒Progressisteil y a 13 j La Colombie se joint à l'avancée de l'ultra-droite en Amérique latineL'article traite de la montée de la politique d'extrême droite en Amérique latine, en se concentrant sur la récente élection présidentielle en Colombie où Abelardo de la Espriella, connu sous le nom de 'El Tigre', a gagné en mettant l'accent sur la rupture avec la politique traditionnelle. De la Espriella s'aligne avec d'autres dirigeants comme Javier Milei en Argentine et Nayib Bukele au Salvador, qui sont décrits comme radicaux et alignés avec Donald Trump.
Lecture du biais (Progressiste): L'article présente la montée des dirigeants d'extrême droite en Amérique latine comme une tendance inquiétante, mettant l'accent sur leurs positions anti-libérales, leurs attaques contre les droits des minorités et leur alignement sur Trump.
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