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La guerre des couleurs: pourquoi les films hollywoodiens sont-ils devenus si gris ?
Spain🎭 Cultureil y a 20 h

La guerre des couleurs: pourquoi les films hollywoodiens sont-ils devenus si gris ?

L'article discute d'un changement notable dans l'esthétique visuelle des films hollywoodiens modernes à gros budget, notant une tendance vers des couleurs désaturées et silencieuses plutôt que les palettes vibrantes vues dans le cinéma classique. L'auteur réfléchit sur la coloration frappante de la représentation d'Elizabeth Taylor dans " Ivanhoe " (1952) et la contraste avec des blockbusters récents comme " The Odyssey " et " Robin Hood " de Christopher Nolan, qui présentent des visuels épuisés malgré leurs gros budgets. Ce choix esthétique est soutenu pour transmettre un sentiment de prestige et de sérieux, en accord avec les ambitions de récompense tout en attirant le public. L'article cite des exemples de drames historiques, y compris des œuvres de réalisateurs tels que Justin Kurzel, Robert Eggers et Chélo Zhao, et note des tendances similaires dans les productions européennes.

A growing trend in modern Hollywood blockbusters has seen a shift toward muted, desaturated visuals, raising questions about the aesthetic choices behind these films. Recent releases such as Christopher Nolan's The Odyssey and Michael Sarnoski's The Death of Robin Hood exemplify this move away from vibrant colors, opting instead for a subdued palette that some critics argue lacks the visual richness of classic cinema. This stylistic choice appears to be part of a broader phenomenon affecting high-budget productions aiming to project an image of prestige. The contrast with earlier decades is striking. In the mid-20th century, Technicolor films like Becky Sharp (1935), The Wizard of Oz (1939), and Gone with the Wind (1939) dazzled audiences with their vivid hues and rich color schemes. These films were not only visually stunning but also served as major spectacles that adapted renowned literary works. The technology available at the time allowed for a level of chromatic exuberance that today’s filmmakers seem to have moved away from. Recent years have seen several historical dramas adopt a similar visual approach. Films such as Macbeth (2015), Lady Macbeth (2016), The King (2019), The Prodigy (2022), The Northman (2022), Firebrand (2023), and Wuthering Heights (2026) all feature a restrained use of color. Even Hamnet (2023), directed by Chloé Zhao, presented its visual narrative through a similarly muted lens. Across Europe, too, recent French productions such as The Count of Monte Cristo and The Three Musketeers follow suit, while Spanish films like Alatriste and The Captive reflect the same trend. This shift in visual style has sparked debate among scholars and artists. David Batchelor, in his book Cromofobia, discusses how the exclusion of color often occurs in two ways. First, color is attributed to elements deemed foreign, typically associated with femininity, Orientalism, primitiveness, childhood, vulgarity, queerness, or pathology. Second, color is relegated to the realm of the superficial, accessory, dispensable, or cosmetic. In both cases, color is either perceived as dangerous or considered secondary to the experience, thus unworthy of serious consideration. In contrast, early cinema embraced color as a central element of storytelling. Directors like Michael Powell and Emeric Pressburger, Vincente Minnelli, John Ford, Alfred Hitchcock, and David Lean used color to enhance narratives and create immersive experiences. For instance, Doctor Zhivago (1965) was a Technicolor spectacle that would be unthinkable under current production standards. The implications of this trend extend beyond aesthetics. By choosing a more subdued visual language, filmmakers may be signaling a film's importance, aligning it with award season ambitions and commercial success. However, this approach risks alienating audiences who associate vibrant visuals with cinematic grandeur and emotional depth. Industry professionals and critics continue to analyze the reasons behind this shift. Some suggest that the move towards desaturated visuals might stem from a desire to evoke a sense of realism or gravitas, particularly in period pieces. Others point to technological advancements that allow for greater control over color saturation, enabling directors to fine-tune their visual narratives with precision. As the trend continues, it remains to be seen whether this aesthetic will become a lasting norm or evolve into new forms of expression. What is clear is that the visual language of contemporary cinema is undergoing a transformation, one that reflects changing artistic priorities and audience expectations.

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La guerre des couleurs: pourquoi les films hollywoodiens sont-ils devenus si gris ?

L'article discute d'un changement notable dans l'esthétique visuelle des films hollywoodiens modernes à gros budget, notant une tendance vers des couleurs désaturées et silencieuses plutôt que les palettes vibrantes vues dans le cinéma classique. L'auteur réfléchit sur la coloration frappante de la représentation d'Elizabeth Taylor dans " Ivanhoe " (1952) et la contraste avec des blockbusters récents comme " The Odyssey " et " Robin Hood " de Christopher Nolan, qui présentent des visuels épuisés malgré leurs gros budgets. Ce choix esthétique est soutenu pour transmettre un sentiment de prestige et de sérieux, en accord avec les ambitions de récompense tout en attirant le public. L'article cite des exemples de drames historiques, y compris des œuvres de réalisateurs tels que Justin Kurzel, Robert Eggers et Chélo Zhao, et note des tendances similaires dans les productions européennes.

Lecture du biais (Centre): L'article analyse une tendance culturelle dans l'esthétique du cinéma sans adopter une position politique. Il fournit des comparaisons historiques et des références aux théories artistiques, mais ne cadre pas la discussion autour de questions politiques, d'idéologies ou de débats politiques. Le ton reste analytique et descriptif, avec

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