Le gouvernement vénézuélien a convoqué l'ambassadeur iranien à Caracas pour lui remettre une note de protestation officielle, citant la "nature irrespectueuse et inappropriée" des commentaires d'Aragchi concernant les institutions et les autorités vénézuéliennes.
Cette position reflète une stratégie diplomatique plus large sous la présidence de Delcy Rodríguez, qui dirige le Venezuela depuis janvier 2026 à la suite de l'arrestation de l'ancien dirigeant Nicolas Maduro. Sous sa direction, les relations avec l'Iran se sont orientées vers un plus grand pragmatisme, car le Venezuela s'est de plus en plus aligné sur Washington ces dernières années.
Les liens historiques entre le Venezuela et l'Iran remontent à la présidence d'Hugo Chávez, qui a régné de 1999 jusqu'à sa mort en 2013. L'influence des États-Unis et une vision d'un ordre mondial multipolaire. Ils ont collaboré au sein d'organisations telles que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et le Mouvement des pays non alignés. Sous Maduro, ce partenariat s'est étendu à de multiples secteurs, notamment l'énergie, l'agriculture, la technologie et la santé. Cependant, après la capture de Maduro au début de 2026, les relations du Venezuela avec l'Iran sont entrées dans une phase plus pragmatique, axée sur la coopération économique plutôt que sur l'alignement idéologique.
En plus de ses actions diplomatiques, le Venezuela a pris des mesures pour se distancer des mécanismes judiciaires internationaux, en particulier de la Cour pénale internationale (CPI).
Le gouvernement soutient que la CPI manque de légitimité et d'impartialité, en particulier dans les affaires impliquant des États du Sud. Les critiques soutiennent que le retrait ne dispense pas le Venezuela de ses obligations en vertu du droit international. Le Statut de Rome comprend des dispositions connues sous le nom de jus cogens, qui sont des normes péremptoires qui ne peuvent être violées par l'action d'un État.
En outre, les enquêtes en cours initiées alors que le Venezuela était encore membre de la CPI se poursuivront, car la cour conserve sa compétence sur les crimes passés. Le retrait affecte principalement les affaires futures, limitant la capacité de la CPI à enquêter sur de nouvelles infractions commises au Venezuela à moins que des conditions spécifiques ne soient remplies, telles que le renvoi par le Conseil de sécurité des Nations Unies ou la coopération du pays.
La Mission d'établissement des faits des Nations Unies sur le Venezuela (FFM Venezuela) a condamné cette décision comme une tentative d'échapper aux mécanismes internationaux conçus pour assurer la transparence et la responsabilité.
Bien que les effets immédiats des manifestations contre l'Iran et du retrait de la CPI soient clairs, leurs conséquences à plus long terme dépendront de la façon dont les acteurs internationaux réagiront et de la capacité des politiques menées par l'administration actuelle à soutenir le soutien au niveau national.
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