L'Allemagne a réaffirmé sa position selon laquelle les expulsions de migrants se poursuivront, même si elles ont été prises au dépourvu par le refus de l'Italie de les accepter. La question s'est transformée en une impasse politique entre Berlin et Rome, les deux parties invoquant des cadres juridiques et des accords bilatéraux pour justifier leurs positions. Selon des déclarations officielles, l'Allemagne s'est déjà préparée au rapatriement de trois migrants en situation irrégulière, dont une Somalienne de 22 ans, qui a d'abord été sauvée à Lampedusa avant de s'installer à Assia avec sa famille.
Le gouvernement italien, cependant, a officiellement rejeté le transfert, arguant que les cas relèvent du nouveau Pacte européen sur la migration et l'asile, qui est entré en vigueur le 12 juin 2026. Le différend met en évidence les tensions plus larges entre l'Italie et l'Allemagne sur les politiques migratoires, en particulier en ce qui concerne le règlement de Dublin et le traitement des demandeurs d'asile. L'Italie affirme que les transferts devraient être traités dans le cadre convenu, qui comprend des dispositions relatives à la compensation pour les opérations de sauvetage menées par les ONG allemandes.
Cette position s'inscrit dans le cadre de la stratégie plus large de l'Italie visant à renforcer le contrôle des flux migratoires, en particulier à la lumière de la forte baisse des arrivées par rapport aux années précédentes.
Le nombre total d'arrivées irrégulières évitées grâce à ces efforts a atteint 275 463 depuis 2023. augmentation de 3% par rapport à l'année précédente. 3%, de 324 à 607. Ces chiffres soulignent l'efficacité de la politique migratoire de l'Italie, qui privilégie la dissuasion et la conformité juridique. Le gouvernement a également introduit des mesures pour soutenir les retours volontaires, telles que l'aide financière pour les procédures juridiques et les arrangements de voyage.
Dans une déclaration avant la 112e Journée mondiale des migrants et des réfugiés, il a exhorté les décideurs à s'éloigner des approches purement administratives de la gestion des migrations et à donner la priorité à la dignité et au bien-être des individus.
L'appel du Pape se situe à un moment où l'Europe continue de débattre de politiques restrictives en matière d'immigration, notamment la fermeture des frontières et la suspension des règles de Schengen. Alors que certains pays préconisent des contrôles plus stricts, d'autres soulignent la nécessité de considérations humanitaires. L'appel du Pape reflète une préoccupation croissante concernant le traitement des mineurs dans les processus migratoires, en particulier en ce qui concerne la séparation des familles et l'exposition à des conditions dangereuses.
Les deux dirigeants, Giorgia Meloni et Mette Frederiksen, travaillent ensemble depuis le début de 2023, en se concentrant sur des initiatives conjointes visant à renforcer la sécurité aux frontières, à rationaliser les procédures d'asile et à promouvoir les retours volontaires. Leur coopération a pris de l'ampleur en mai 2024, lorsqu'ils ont signé conjointement la "Lettre des 15", un document préconisant une gouvernance plus efficace de la migration grâce à une coopération renforcée avec les pays tiers.
L'accord a reçu un large soutien d'autres États membres de l'UE, dont l'Autriche, la Grèce et les Pays-Bas, indiquant un consensus croissant sur la nécessité de politiques migratoires plus structurées et prévisibles. Les deux dirigeants ont également discuté du potentiel d'élargissement de cette collaboration pour inclure d'autres pays, en mettant l'accent sur le renforcement des partenariats avec les pays d'Afrique du Nord et d'Europe de l'Est.
Le gouvernement italien soutient que les cas en question relèvent du nouveau Pacte européen, qui prévoit un processus simplifié pour le retour des personnes arrivées en Italie avant l'entrée en vigueur du pacte. En rejetant les transferts, l'Italie conteste effectivement l'autorité de l'Allemagne sur les décisions en matière de migration, affirmant qu'elle doit avoir son mot à dire sur la manière dont les retours sont gérés. Ce conflit s'est intensifié dans un contexte de pression politique croissante des deux côtés. L'Allemagne, dirigée par le chancelier Friedrich Merz, a adopté une approche dure de l'immigration, exigeant une application plus stricte des lois existantes et un meilleur contrôle des flux migratoires.
L'Italie cherche à consolider sa position d'acteur clé dans l'élaboration de la politique migratoire de l'UE, en particulier dans le contexte d'un soutien public croissant au resserrement des frontières et à la réduction de l'immigration.
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