Les promesses de l'AfD dans l'est de l'Allemagne ont fait l'objet d'un examen minutieux parce qu'elles sont hors de portée et irréalistes, selon des reportages des médias locaux. Les principaux candidats du parti espèrent éviter de prendre la responsabilité du gouvernement, craignant que s'ils gagnent le pouvoir en Saxe-Anhalt ou en Mecklenburg-Vorpommern, les électeurs réalisent bientôt leurs promesses électorales, telles que la réduction des coûts de l'énergie grâce aux importations de pétrole et de gaz russes et la construction de nouvelles centrales nucléaires, qui ne sont ni financièrement viables ni réalisables.
Ces mesures ne parviennent pas à aider les petites entreprises ou les travailleurs du transport, tout en rendant plus difficile pour les services de soins et les commerçants de trouver de la main-d'œuvre étrangère. L'AfD prévoit d'augmenter les barrières pour les immigrants et de pousser les gens à la retraite anticipée, blâmant le gouvernement fédéral pour l'échec inévitable de ses politiques. La situation s'est intensifiée à Mecklembourg-Vorpommern, où les Verts tentent de franchir le seuil de cinq pour cent lors des prochaines élections d'État.
Elle souligne la nécessité de mobiliser toutes les ressources disponibles pour la campagne, qui se déroule jusqu'à la fin septembre. Un facteur clé dans cet effort a été une initiative de collecte de fonds de base appelée einpunktmehr, lancée par l'entrepreneur basé à Hambourg Gunnar Froh. En trois semaines, près de 230 000 euros ont été collectés, Froh ayant personnellement contribué 50 000 euros et un autre partisan, Martin Bauer, un commerçant de viande biologique de Swabian Hall, ajoutant 25 000 euros. Les fonds sont directement alloués à la branche régionale des Verts, et la campagne est devenue autonome. Bauer décrit la réponse comme écrasante, notant que même de petits dons peuvent faire la différence.
Les ressources financières des Verts restent limitées par rapport aux grands partis. Avec seulement environ 1 700 membres dans la région, le parti peine à financer sa campagne efficacement. En revanche, le SPD et la CDU avaient chacun plus de trois fois plus d'argent, tandis que l'AfD et le Parti de gauche en avaient environ le double. Malgré ces défis, les Verts ont réussi à obtenir un financement supplémentaire grâce à un soutien national et à des contributions privées. Le budget de la campagne s'élève maintenant à 800 000 euros, en partie en raison d'un soutien fédéral accru et du succès de la campagne de collecte de fonds.
Dans le même temps, l'AfD continue de s'appuyer fortement sur sa base traditionnelle, bien que ses promesses soient de plus en plus considérées comme peu pratiques.En Saxe-Anhalt, les dirigeants du parti espèrent éviter la gouvernance directe, estimant que la réalité économique de leurs propositions obligera les électeurs à reconsidérer leur position.Cependant, l'absence d'alternatives réalistes et la prise de conscience croissante du public de la pression financière sur les budgets locaux peuvent remettre en question cette stratégie.Les Verts, en revanche, tirent parti de l'appui interne et externe pour renforcer leur position, dans le but de prouver qu'une alternative durable existe.
Les résultats de ces élections pourraient influencer de manière significative l'orientation de la politique régionale et le discours politique plus large en Allemagne. Pour l'instant, l'accent reste mis sur les dernières semaines avant le vote, les deux partis se préparant à l'avenir incertain.
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