Le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, a dévoilé son premier projet de réforme fiscale visant à alléger le fardeau des personnes à revenu faible et intermédiaire, mais la proposition a suscité de vives critiques à l'intérieur et à l'extérieur de son gouvernement de coalition. Le plan, qui a été présenté par la coalition au pouvoir du Parti social-démocrate (SPD) et de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) en juillet, comprend des mesures telles que l'augmentation de l'allocation de base sans impôt et l'augmentation des allocations familiales.
Les réformes proposées prévoient des allégements fiscaux totalisant environ 10 milliards d'euros sur deux ans, avec trois milliards d'euros d'économies pour les citoyens en 2027 et sept milliards d'euros en 2028.
Un nouveau taux d'imposition maximal de 47% s'appliquerait aux personnes gagnant plus de 280 000 euros par an, tandis que le taux maximal existant de 45% serait abaissé pour s'appliquer à celles gagnant plus de 250 000 euros au lieu du seuil actuel de 277 826 euros.
Daniel Peters, le candidat de la CDU pour l'élection de l'État de Mecklenburg-Vorpommern, a accusé Klingbeil de manquer à sa promesse, affirmant que l'allègement effectif disponible l'année prochaine serait nettement inférieur à ce qui avait été promis.
Le président de l'association, Reiner Holznagel, a déclaré que le projet de loi ressemble à une liste de pénalités plutôt qu'à une véritable tentative d'alléger le fardeau des contribuables. Il a souligné que la majorité des propositions contiennent des charges supplémentaires plutôt qu'un véritable allégement. Un autre aspect controversé du projet implique des changements dans la taxation des associations. Au lieu de permettre une exemption d'impôt de 5 000 euros, la proposition suggère un seuil inférieur de 1 000 euros.
En vertu de cette règle, tout revenu supérieur à 1 000 euros deviendrait imposable, tandis que les revenus inférieurs à ce seuil resteraient exonérés d'impôt. Cependant, ce changement ne s'applique pas aux associations volontaires. Alexander Hoffmann, le chef du groupe régional de la CSU, a critiqué la décision, arguant que la réduction des avantages fiscaux pour les associations serait contre-productive et ne permettrait pas de s'attaquer aux domaines appropriés pour la retenue budgétaire.
Ses commentaires ont souligné le débat plus large entourant l'équité et l'efficacité des réformes fiscales proposées. Alors que les discussions se poursuivent, le gouvernement fait face à des pressions pour réviser son approche afin de s'assurer que les réformes fiscales répondent aux attentes des partisans et des critiques.
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