Le service psychiatrique de l'hôpital János a été exposé à des conditions alarmantes à la suite d'un reportage détaillé de 24.hu. Selon le rapport, les sous-sols de l'hôpital sont remplis d'eaux d'égout stagnantes, la moisissure noire recouvre des parties du plafond dans les salles de bains et le plâtre tombe des murs. Ces conditions déplorables sont devenues la réalité quotidienne des médecins, des psychologues et d'autres travailleurs de la santé qui opèrent dans cet établissement.
Dans une scène particulièrement révélatrice, un médecin explique que lors des derniers efforts de rénovation, il y avait une demande pour peindre les murs d'un service particulier en couleurs vives plutôt que blanches, car on croyait qu'il avait des avantages thérapeutiques. Cependant, le directeur économique de l'hôpital a refusé cette demande, invoquant le coût de la peinture colorée. De plus, il n'a pas permis au personnel médical d'acheter eux-mêmes la peinture plus chère.
La situation a suscité des réactions immédiates de la part des responsables. Hegedűs Zsolt, le ministre de la Santé, a abordé la question peu de temps avant la diffusion de la vidéo sur sa page Facebook. Il a souligné l'importance de la transparence dans le système de santé, affirmant que l'ouverture des portes des hôpitaux au public et aux médias est essentielle pour fournir une image précise de l'état actuel des soins de santé hongrois. Il a souligné que l'objectif n'est pas d'instiller la peur ou le blâme, mais de s'assurer que le public peut comprendre les défis auxquels le secteur de la santé est confronté tout en reconnaissant le dévouement de ses travailleurs.
Ses commentaires mettent en évidence une évolution vers une plus grande ouverture et une plus grande responsabilisation, ce qui pourrait potentiellement conduire à l'amélioration des conditions et des pratiques au sein du système de santé.
Pendant la pandémie, le gouvernement du parti Fidesz a effectivement restreint l'accès des médias aux hôpitaux, exigeant l'autorisation du ministère de l'Intérieur pour de telles visites. Cette restriction s'est étendue aux professionnels de la santé, qui n'étaient pas en mesure de discuter librement de leur environnement de travail ou des conditions auxquelles ils étaient confrontés sans approbation préalable. Bien que la pandémie se soit calmée, ces réglementations restent en place, malgré les promesses du nouveau ministre de la Santé de les changer.
Le rapport de la Commission a mis en lumière les problèmes plus larges auxquels est confronté le réseau de sécurité sociale de la Hongrie. Les travailleurs de la santé parlent de graves pénuries de personnel et de la mauvaise condition générale des systèmes de soutien social offerts aux citoyens. Ces problèmes sont aggravés par la détérioration physique d'installations telles que l'hôpital János, qui affecte non seulement l'environnement de travail du personnel médical, mais aussi la qualité des soins reçus par les patients.
Les mois à venir seront probablement marqués par un contrôle accru et une pression accrue sur les autorités pour qu'elles s'attaquent efficacement à ces préoccupations pressantes.
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