Karl Regensburger, 72 ans et actuellement l'intendant de Vienne le plus ancien, a exprimé ses inquiétudes quant à la charge de travail intense à laquelle son équipe est confrontée lors du festival ImPulsTanz de cette année. L'événement, qui a commencé le 17 août, se poursuit jusqu'au 9 août, marquant sa 35e édition. Connu pour ses normes artistiques élevées et son attrait international, ImPulsTanz a été fondé en 1984 par Regensburger et le danseur Ivo Ismael, et est depuis devenu l'un des principaux festivals de danse contemporaine d'Europe. Regensburger a admis que malgré les doutes initiaux suite au succès de l'année dernière, la saison en cours a dépassé les attentes.
Avec 22 représentations supplémentaires prévues, portant la vente totale de billets à environ 13 000, il a noté que le festival fonctionne à une capacité proche. Cependant, il a reconnu la pression physique sur le personnel, déclarant qu'ils travaillent à leurs limites. Il a expliqué que si l'équipe aimerait idéalement ajouter plus de spectacles, cela compromettrait les périodes de repos nécessaires et limiterait les possibilités pour les employés de voir d'autres productions.
L'intensité du programme a conduit à des moments de stress, en particulier lorsque des problèmes techniques surviennent, comme la récente défaillance des systèmes de climatisation dans certains lieux, forçant les équipes à se démener pour des réparations avant le début des représentations.
Il est d'accord que la prolongation de la durée du festival pourrait aider à réduire la densité des spectacles, mais il souligne que le modèle actuel permet une génération de revenus plus élevée par rapport à des événements similaires.
Il a cité des collaborations passées avec des artistes de renom tels qu'Anne Teresa De Keersmaeker et Ivo Dimchev comme des exemples de la façon dont d'autres festivals ont empiété sur le territoire traditionnel d'ImPulsTanz. Malgré ces tensions, il a souligné qu'il ne ressentait aucun ressentiment envers les artistes qui choisissent de se produire ailleurs, reconnaissant que le public cherche souvent les plus grands noms.
Néanmoins, le festival s'est étendu au-delà de cette pièce, mettant en vedette un dialogue entre Harrell et la chanteuse de fado Lula Pen. Cette collaboration met en évidence l'engagement continu du festival en faveur d'une programmation diversifiée et innovante.
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