La chef de la politique étrangère de l'UE, Kaja Kallas, a rejeté les propositions de la France et de l'Allemagne visant à réformer de manière significative le Service européen pour l'action extérieure (SEAE), arguant que les structures existantes sont suffisantes si elles sont mieux appliquées. Lors d'une conférence de presse conjointe à la suite d'une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l'UE en Irlande, Kallas a déclaré que la majorité des envoyés soutiennent la configuration institutionnelle actuelle du SEAE. Elle a souligné que la question réside dans la mise en œuvre plutôt que dans les traités régissant l'organisation. Les réformes proposées, décrites dans un document de discussion, visent à accroître la surveillance de Kallas sur les unités de politique extérieure au sein de la Commission européenne, en particulier celles qui traitent des migrations, du commerce et de l'aide au développement. Kallas a fait valoir que ces responsabilités lui sont déjà attribuées théoriquement en vertu des traités de l'UE mais ne sont pas effectivement exercées.
Lecture du biais (Centre): L'article présente un point de vue équilibré sur le désaccord entre Kaja Kallas et la proposition franco-allemande, en mettant en évidence les arguments des deux côtés sans favoriser ouvertement l'un ou l'autre.






