Dans une décision détaillée de 34 pages, la juge Barbara Young a rejeté la demande de Montrose Property Holdings Ltd., un important propriétaire foncier de la région contestée, de rouvrir l'affaire et de leur permettre de présenter des arguments concernant les implications de la décision du tribunal sur leurs droits de propriété.
Le procès, qui s'est terminé en novembre 2023, a été noté comme l'un des plus longs de l'histoire juridique canadienne. Le jugement final a été rendu en août 2025, affirmant le titre de la nation Cowichan sur une partie spécifique de leur territoire ancestral, situé sur le bras sud de la rivière Fraser.
Montrose Property Holdings Ltd., qui possède des parties substantielles du terrain en question, y compris une usine d'embouteillage de Coca-Cola et un dépôt de pneus canadiens, a cherché à introduire de nouvelles preuves et arguments pendant le processus d'appel en cours. Leur demande visait à contester l'autorité du tribunal de déclarer le titre autochtone sur des terres privées sans l'implication directe des propriétaires fonciers. Cependant, le juge Young a constaté que les questions soulevées par Montrose avaient déjà été examinées en profondeur lors du procès initial, qui impliquait des représentants juridiques bien financés et expérimentés.
La juge a souligné que le fait de permettre à Montrose de réentrer dans l'affaire interférerait avec le principe de la finalité judiciaire, qui garantit qu'une fois qu'un tribunal prend une décision, elle reste valable à moins d'être contestée par les voies juridiques appropriées.
En réponse à la décision, Ken Low, le PDG de Montrose Properties, a exprimé sa déception, mais a indiqué que la société évaluerait ses options à l'avenir. Il a déclaré que la société reste engagée à protéger les droits de propriété privée et n'est pas dissuadée par la décision actuelle.
Les experts juridiques et les représentants des tribus Cowichan ont exprimé leurs inquiétudes quant aux conséquences potentielles de la réouverture de l'affaire. Ils soutiennent que cela perturberait non seulement le cadre juridique existant, mais risquerait également de créer un précédent qui pourrait encourager les autres à retarder leur participation au litige jusqu'à la fin du procès.
La décision du tribunal d'affirmer sa juridiction sur les terres privées sans la présence des propriétaires a déjà suscité un débat, mettant en évidence l'interaction complexe entre les droits autochtones et la propriété privée dans des contextes juridiques contemporains.
Au fur et à mesure que la situation évolue, l'accent sera probablement mis sur le processus d'appel, où les implications plus larges de la décision de la cour seront examinées. L'issue de ces procédures aura des effets de grande envergure sur les revendications territoriales autochtones et les protections juridiques accordées aux propriétaires de propriétés privées en Colombie-Britannique.
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