Le président argentin Javier Milei continue de mettre en œuvre ses réformes économiques tout en faisant face à une opposition croissante de l'intérieur et de l'extérieur de son gouvernement. Les derniers développements incluent la nomination d'Adriana Baravalle comme nouveau chef du ministère de l'Innovation, en remplacement de Darío Genua, et une réunion entre les principaux dirigeants péronistes pour élaborer des stratégies contre les politiques de Milei.
Sa sélection a suivi les recommandations de Martín Migoya, PDG de Globant, et elle a été chargée de diriger le ministère de l'Innovation, précédemment géré par Santiago Caputo. Les antécédents techniques de Baravalle et son introduction à Santilli par le biais de connexions d'entreprise suggèrent un changement vers une gouvernance plus technocratique au sein de l'administration. La stratégie économique de Milei se concentre fortement sur la réduction de l'inflation grâce à des contrôles fiscaux et monétaires stricts.
Pour y parvenir, le gouvernement vise à réduire la taille de l'État et à supprimer les obstacles commerciaux pour stimuler la concurrence. Cependant, les critiques avertissent que de telles mesures drastiques pourraient conduire à une stagnation économique, à une réduction des recettes fiscales et même à des déficits, sapant potentiellement les objectifs mêmes de la politique.
Les députés dissidents ont accusé les économistes de manquer de compétences publiques et ont remis en question leurs qualifications pour parler de questions d'importance nationale. Pendant ce temps, une réunion à huis clos a eu lieu entre d'éminentes figures péronistes, dont Sergio Massa, Axel Kicillof et Máximo, qui ont discuté des stratégies pour contrer les réformes de Milei.
Le gouverneur de La Rioja, Ricardo Quintela, a intensifié les critiques contre Milei, l'accusant d'être un "criminel" pour avoir prétendument induit le public en erreur sur la réduction de la pauvreté et les taux d'inflation.
Le lundi, il prononcera un discours commémorant le 176e anniversaire de la mort du général José de San Martín, mettant en évidence les valeurs libérales associées à la figure historique. Plus tard, il doit assister à la conférence du Conseil des Amériques et présenter le budget 2027, qui représente l'un de ses défis politiques les plus ambitieux. Malgré ces efforts, Milei fait face à une opinion publique négative persistante et à une résistance croissante de la part des mouvements sociaux, des syndicats et des opposants politiques.
L'administration de Milei continue de faire avancer son agenda, naviguant dans un réseau complexe de défis économiques, d'opposition politique et de contrôle public. Les prochains mois détermineront probablement le succès ou l'échec de sa vision transformatrice pour l'économie et la société argentines.
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