Le ministre japonais de la Défense, Shinjiro Koizumi, a visité samedi le sanctuaire controversé de Yasukuni à Tokyo, suscitant les critiques des pays asiatiques voisins qui le considèrent comme un symbole de l'agression japonaise en temps de guerre. La visite a eu lieu alors que le Japon marquait le 81e anniversaire de sa reddition lors de la Seconde Guerre mondiale. Koizumi, fils de l'ancien Premier ministre Junichiro Koizumi, a été vu vêtu d'un costume sombre et d'une cravate lors de la visite, selon des images des médias locaux. Il avait déjà visité le sanctuaire l'année dernière alors qu'il était ministre de l'Agriculture.
5 millions de morts de guerre, dont 14 chefs militaires japonais reconnus coupables des crimes de guerre les plus graves après la Seconde Guerre mondiale, ainsi que plus de 1 000 autres déclarés coupables par les tribunaux alliés après la défaite du Japon en 1945. Les porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères ont vivement critiqué les actions du Japon liées au sanctuaire, affirmant qu'ils avaient déjà émis une protestation sérieuse et une forte condamnation au Japon, selon la télévision d'État CCTV. La Chine et la Corée du Sud ont exprimé l'opinion que les visites de hauts responsables japonais au sanctuaire minimisent l'importance des actions du Japon en temps de guerre et nuisent aux relations diplomatiques.
Les responsables japonais ont précédemment expliqué de telles visites comme des actes personnels de rendre hommage à ceux qui sont morts dans les guerres menées par le pays. Le Premier ministre Sanae Takaichi, qui a pris ses fonctions en novembre dernier, a envoyé une offrande cérémonielle au sanctuaire, selon l'agence de presse Kyodo. Le président américain Barack Obama. Le dernier Premier ministre à visiter le sanctuaire à l'occasion de l'anniversaire de la reddition du Japon était l'aîné Koizumi en 2006.
Les pays voisins, en particulier la Chine et la Corée du Sud, ont appelé à plusieurs reprises le Japon à réfléchir plus profondément sur son passé de guerre et à traiter les griefs historiques par le biais de déclarations et d'actions officielles.
La pratique a suscité de vives réprimandes de la part de Pékin et de Séoul, qui soutiennent que de telles actions sapent les efforts de réconciliation et ne reconnaissent pas adéquatement les souffrances causées par le passé militariste du Japon. En réponse aux critiques internationales, les autorités japonaises ont occasionnellement publié des déclarations soulignant leur engagement en faveur de la paix et de la coopération avec les pays voisins. Cependant, ces assurances n'ont pas toujours atténué les inquiétudes parmi les partenaires régionaux, qui continuent à surveiller de près les développements politiques et culturels du Japon.
La visite de Koizumi et Onoda intervient au milieu de tensions géopolitiques plus larges dans la région, avec des questions allant des différends territoriaux aux préoccupations commerciales et sécuritaires. Alors que le Japon maintient que son objectif est de favoriser des relations pacifiques, le poids symbolique du sanctuaire de Yasukuni continue d'influencer les perceptions tant au niveau national qu'international.
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