Le Premier ministre Janez Janša a répondu publiquement aux critiques de la présidente de la République, Nataša Pirc Musar, concernant la décision de la Slovénie de ne pas soutenir une déclaration de l'Union européenne condamnant le projet israélien de construire 1 200 maisons pour les colons juifs en Cisjordanie dans le cadre du projet controversé E1. Dans un post sur la plate-forme de médias sociaux X, Janša a affirmé: "La Yougoslavie n'est plus, c'est la Slovénie", soulignant la souveraineté du pays et son rôle en tant que membre égal de l'UE. Ses remarques ont fait suite à un défi direct du président, qui avait appelé à une réponse européenne unifiée à l'expansion des colonies israéliennes et exhorté la Slovénie à approuver la position de l'UE.
La position de l'UE, selon Pirc Musar, était basée sur le principe selon lequel le droit international ne devrait pas être soumis à des choix politiques et doit s'appliquer de manière égale à toutes les nations. Elle a soutenu que la Slovénie, avec sa compréhension historique de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, devrait être particulièrement cohérente dans la défense de ces principes.
Dans sa réponse, Janša a accusé Pirc Musar de faire un "choix politique d'un genre particulier" en suggérant que dénoncer les violations du droit international, telles que le prétendu génocide à Gaza ou en Cisjordanie, est en soi un acte politique. Il a souligné que la Slovénie est un État souverain et un membre égal de l'UE, et que sans son consentement, il ne peut y avoir de politique extérieure européenne que la Slovénie devrait soutenir. Il a réitéré que le gouvernement est clair dans ses priorités, axé sur l'amélioration du bien-être des citoyens slovènes, et mènera une politique étrangère pragmatique dans tous les domaines relevant de sa juridiction constitutionnelle.
Janša a également souligné qu'il s'attendait à ce que d'autres fonctionnaires, qui ont juré de servir les intérêts de la Slovénie, s'alignent sur cette approche.Il a qualifié la position du gouvernement de nécessaire pour éviter d'être pris au piège dans un cycle de perte de crédibilité par des réponses disproportionnées aux actions israéliennes.Ce sentiment reflète des préoccupations plus larges au sein du gouvernement quant au maintien de la position de la Slovénie dans les affaires internationales tout en équilibrant ses engagements à la fois en faveur des politiques de l'UE et des intérêts nationaux.
Au ministère des Affaires étrangères, les responsables ont défendu la décision de ne pas soutenir la déclaration de l'UE, déclarant que, selon eux, la nouvelle déclaration n'apporterait pas de valeur ajoutée à l'heure actuelle. Ils ont souligné les déclarations précédentes du Conseil européen en juin et une déclaration du 20 août d'un groupe de dirigeants européens, qui ont décrit des positions similaires.
Le ministère a réaffirmé l'engagement de la Slovénie à respecter le droit international et à soutenir une solution à deux États qui respecte les intérêts légitimes des Israéliens et des Palestiniens. Ces assurances visaient à rassurer le public national et international que la politique étrangère de la Slovénie continue de défendre les valeurs démocratiques fondamentales et les principes juridiques.
Elle a salué les réalisations diplomatiques de la Slovénie, mais a également exprimé certaines critiques, principalement en ce qui concerne les récentes actions du gouvernement. Cet échange met en lumière la tension croissante entre les pouvoirs exécutif et législatif sur la manière dont la Slovénie devrait gérer sa relation complexe avec l'UE et ses voisins. Il souligne également le débat interne sur la question de savoir si la Slovénie devrait accorder la priorité à l'alignement sur les positions à l'échelle de l'UE ou maintenir une position plus indépendante dans sa politique étrangère. À mesure que la situation évolue, l'accent sera probablement mis sur la manière dont ces différences seront résolues dans les discussions et décisions futures affectant la position internationale de la Slovénie.
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