Le 21 août 2026, l'ancien vice-président du Parti démocratique slovène (SDS), Miha Brejc, a annoncé sa décision de diriger une pétition demandant la démission de Zoran Stevanović, l'actuel chef de l'Assemblée nationale.
La pétition, qui vise à sensibiliser le public aux principes constitutionnels, appelle au respect de la constitution et de la Cour constitutionnelle. Il soutient que les citoyens doivent défendre ces institutions alors que les politiciens semblent les ignorer.
La motivation plus profonde de la pétition réside toutefois dans l'échec présumé de la création d'une commission parlementaire chargée d'enquêter sur les activités de l'agence de renseignement israélienne Black Cube. Brejc affirme que cette omission est liée à l'implication controversée de Gioro Eiland, l'une des figures les plus puissantes d'Israël et l'architecte de l'opération de Gaza que certains décrivent comme un génocide. Selon Brejc, Eiland a été amené en Slovénie sous l'influence de certains milieux politiques, suggérant un modèle plus large d'ingérence étrangère dans les affaires intérieures.
Bien que la pétition semble viser la faction de droite de Janša, Brejc insiste sur le fait qu'elle pointe en fin de compte vers un individu, Janez Janša lui-même. Cette affirmation est enracinée dans la conviction de Brejc que Janša s'est historiquement aligné avec des individus et des politiques qui sapent la souveraineté nationale.
La situation a des parallèles avec les années passées, comme la période entre 2020 et 2022, où des divisions similaires ont émergé. Pendant ce temps, les dirigeants politiques de différentes factions se sont retrouvés divisés sur des différences idéologiques, même s'ils faisaient face à des pressions extérieures.
Dans la conversation, Stevanović se réfère à Janša comme une figure qui a perdu son chemin, s'alignant avec des dirigeants d'extrême droite comme Viktor Orbán et Aleksandar Vučić tout en s'opposant simultanément à la Russie. Stevanović, à son tour, suggère que l'alignement de Janša avec Moscou pourrait être bénéfique pour la Russie, en particulier compte tenu du conflit en cours en Ukraine. Il implique que Janša pourrait aider à stabiliser les relations entre les deux nations, malgré sa critique publique de l'agression russe. Le dialogue met en évidence le réseau complexe d'alliances et de rivalités qui façonnent la politique slovène, Stevanović se positionnant apparemment comme un acteur clé de la diplomatie internationale.
Cette dynamique a suscité de vives critiques de la part de personnalités de l'opposition, dont Luka Mesec, qui a accusé Stevanović d'agir dans des intérêts autres que ceux de la Slovénie.
Ce qui est clair, cependant, c'est que les frontières entre la politique intérieure et les intrigues internationales deviennent de plus en plus floues, avec des conséquences qui s'étendent bien au-delà des frontières de la Slovénie.
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