Les chats de rue d'Istanbul, connus pour leur présence dans la vie quotidienne, sont devenus profondément ancrés dans l'identité de la ville. Ces félins, allant du Grand Bazar animé aux quartiers calmes comme Balat, sont plus que des animaux errants, ils sont des compagnons, des voisins et même des ambassadeurs officieux de la riche tapisserie culturelle d'Istanbul. Le 8 août, Journée internationale du chat, les chats bien-aimés de la ville ont été mis en évidence comme des symboles durables de la communauté et des espaces de vie partagés. L'intégration des chats dans les routines quotidiennes est remarquable.
Le lien entre Nar et le propriétaire du magasin a fait de l'animal un incontournable du quartier, attirant l'admiration des passants et des touristes. À la librairie Dilmen du bazar Beyazıt Sahaflar, quatre chats, Naciye, Gümüş, Şakir et Sado, résident depuis longtemps parmi les piles de livres historiques. Leur présence est si ancrée dans l'atmosphère du magasin que de nombreux visiteurs les saluent avant d'explorer les étagères.
De même, Karaoğlan, un chat qui vit dans la boutique du marchand de tapis Necip Açıkgöz depuis plus de six décennies, est reconnu comme l'une des figures les plus emblématiques du Grand Bazar. Il accueille les clients à l'entrée et reste proche tout au long de la journée, incarnant le lien profond entre les humains et les animaux dans ce marché historique.
Pendant ce temps, à Ümraniye, un chat qui utilise un ascenseur à la station de métro Çarşı pour atteindre le niveau de la rue montre à quel point ces animaux s'adaptent aux environnements urbains modernes. La routine du chat met en évidence l'évolution des interactions homme-animal à Istanbul. À Üsküdar, le stand du vendeur de rue malvoyant Mesut Sever est devenu un lieu de rassemblement pour les chats. Ils accompagnent Sever pendant la journée et se reposent autour de son stand, lui offrant compagnie et confort. Cette relation souligne le rôle que les chats jouent non seulement comme animaux de compagnie, mais aussi comme compagnons dans les moments de solitude.
Dans les rues colorées de Kuzguncuk, où les vues de l'horizon d'Istanbul sont omniprésentes, les chats continuent de s'enrouler dans le tissu de la ville. Leur présence n'est pas seulement accidentelle, elle fait partie de la mémoire collective de la ville, reflétant une forme unique de coexistence qui transcende la langue et la culture. Ces chats, avec leurs personnalités et leurs rôles distincts dans différentes parties de la ville, servent de rappel vivant de l'harmonie qui peut exister entre les humains et les animaux. Que ce soit au cœur du Grand Bazar ou le long des rives de Heybeliada, ils sont plus que des animaux, ils font partie de l'histoire d'Istanbul.
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