Les forces israéliennes ont intensifié leurs attaques dans le sud du Liban samedi, tuant au moins 11 personnes, dont des femmes, des enfants et des non-combattants, marquant l'incident le plus meurtrier depuis qu'un fragile cessez-le-feu a été négocié il y a près de deux mois.
L'armée israélienne a confirmé que les attaques visaient les infrastructures du Hezbollah, les citant comme une mesure de représailles pour les attaques précédentes contre les troupes israéliennes.
Cependant, le Hezbollah a rejeté ces termes, accusant Israël de tenter d'imposer un fait accompli par une action militaire. Au centre du conflit actuel se trouve la colline stratégique d'Ali al-Taher, située à seulement 600 mètres au-dessus du niveau de la mer et offrant une vue panoramique sur la ville méridionale de Nabatiyeh et les routes critiques menant au sud de la rivière Litani.
Les forces israéliennes auraient utilisé des drones et des véhicules télécommandés pour localiser les entrées des tunnels et déployé du gaz toxique pour isoler la zone, coupant ainsi efficacement aux militants l'approvisionnement en nourriture, eau et munitions. Les médias libanais estiment que jusqu'à 40 combattants, comprenant à la fois des membres du Hezbollah et des Gardiens de la révolution iraniens, sont actuellement piégés dans la région d'Ali al-Taher.
Pendant ce temps, l'armée israélienne n'a pas répondu aux demandes de renseignements concernant le statut de la zone, malgré les appels répétés à la transparence de la part de journalistes indépendants et d'organisations de défense des droits de l'homme. Le conflit en cours a gravement affecté la vie civile dans le sud du Liban, avec plus de 30 villages détruits et plus de 300 000 habitants déplacés.
Le Hezbollah, quant à lui, a juré de riposter, menaçant d'une réponse "appropriée" aux actions israéliennes et exhortant les autorités libanaises à rejeter les négociations en cours avec Tel-Aviv.
L'échec à parvenir à un accord de paix durable reflète des divisions plus profondes, Israël insistant sur le désarmement complet du Hezbollah avant de retirer ses forces, tandis que le gouvernement libanais exige un règlement politique global.
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