Israël a repris mercredi ses frappes militaires sur le sud du Liban, intensifiant les tensions au milieu des pourparlers de paix en cours organisés à Rome par les États-Unis. L'armée israélienne a cité une violation du cessez-le-feu par le groupe militant Hezbollah comme justification des nouvelles attaques, marquant le premier avertissement d'évacuation émis depuis des semaines. Selon les médias d'État libanais, au moins une personne a été tuée et 11 autres blessées dans les frappes.
Les frappes ont suivi une série de raids aériens et de bombardements d'artillerie israéliens visant la ville de Mansouri, située à environ neuf kilomètres au sud de Tyr et à 10 kilomètres au nord de la frontière israélienne.
Au cours de ces négociations, le Liban cherche le retrait par étapes d'Israël du sud, tandis qu'Israël insiste sur le désarmement du Hezbollah et la création de zones sûres. En juin, les deux parties ont conclu un accord-cadre qui décrit les étapes vers un règlement de paix plus large, y compris le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" désignées et la réduction progressive de la présence militaire israélienne.
L'ambassadeur Yechiel Leiter, a attribué la perturbation à de prétendues fuites trompeuses de la délégation libanaise. Malgré cet échec, les pourparlers devraient reprendre pour un troisième et dernier jour. Le Département d'État américain a souligné l'importance de la poursuite du dialogue, déclarant que les discussions visent à élargir le processus de la zone pilote, à résoudre les problèmes frontaliers restants et à travailler vers un accord global de paix et de sécurité.
Il a toujours refusé de céder l'arsenal du groupe, affirmant que la résistance armée est essentielle pour protéger la souveraineté du Liban. Le gouvernement iranien, principal patron du Hezbollah, a également été engagé dans des discussions avec le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, qui a exhorté Téhéran à prendre des mesures pour réduire les activités du Hezbollah. Ces ouvertures diplomatiques reflètent le réseau complexe d'alliances et d'intérêts régionaux qui façonnent le conflit. La situation dans le sud du Liban reste précaire, avec des rapports de frappes et de bombardements israéliens sporadiques persistant même après le cessez-le-feu.
L'agence humanitaire des Nations Unies a noté que plus de 800 000 personnes déplacées sont retournées chez elles à la suite d'un répit temporaire des hostilités, bien que plus de 360 000 restent dans des camps de réfugiés ou ailleurs. La ville de Mansouri, qui a été ciblée à plusieurs reprises, a vu ses autorités municipales conseiller aux résidents d'éviter certaines zones près de la "zone de sécurité" israélienne, soulignant les défis en cours de la reconstruction de la confiance et de la stabilité dans la région.
Les négociations à Rome, dont le résultat déterminera vraisemblablement si le fragile processus de paix pourra résister aux pressions de la méfiance politique et des réalités militaires, révéleront dans les prochains jours si l'engagement diplomatique pourra combler le fossé entre les priorités conflictuelles et ouvrir la voie à une résolution durable.
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