Des millions de Cubains souffrent d'une grave pénurie d'eau alors que le pays est aux prises avec une crise pétrolière qui s'aggrave, selon des rapports récents. La situation s'est aggravée en raison de la baisse des approvisionnements en carburant, qui ont perturbé les services essentiels, y compris le traitement et la distribution de l'eau. Les résidents de plusieurs régions signalent de longues attentes aux fontaines publiques et aux robinets vides, forçant beaucoup à s'appuyer sur des moyens alternatifs tels que l'eau en bouteille ou la collecte d'eau de pluie. La crise a suscité l'inquiétude des responsables locaux et des observateurs internationaux, qui mettent en garde contre les risques potentiels pour la santé et les conséquences économiques si la situation continue de se détériorer.
La pénurie d'eau a commencé à apparaître à la fin du mois de juillet 2026, alors que les mesures de rationnement des carburants s'intensifiaient. Selon les résidents locaux et les autorités municipales, les centrales électriques responsables du pompage de l'eau vers les centres urbains fonctionnaient à une capacité réduite en raison de l'insuffisance des approvisionnements en diesel.
La cause profonde de la crise réside dans la dépendance de Cuba à l'égard des produits pétroliers importés, qui sont devenus de plus en plus rares en raison d'une combinaison de tensions géopolitiques et de sanctions économiques. Au cours des deux dernières années, les États-Unis ont durci les restrictions sur le commerce avec Cuba, limitant l'accès aux ressources énergétiques essentielles. De plus, les fluctuations du marché mondial ont rendu les importations de pétrole plus coûteuses, ce qui a mis à rude épreuve l'économie cubaine. Les responsables ont reconnu ces défis dans des déclarations récentes, bien qu'ils n'aient pas encore fourni de plans détaillés pour faire face à la pénurie immédiate de carburant et d'eau.
Le secteur de l'énergie de Cuba fait face à une pression croissante depuis 2024, lorsqu'une vague de protestations a éclaté contre la hausse des prix alimentaires et les coupures d'électricité. Le gouvernement a réagi en mettant en œuvre des mesures d'austérité strictes, y compris le rationnement du carburant et les hausses de prix des biens de base. Bien que ces mesures aient été destinées à stabiliser l'économie, elles ont eu des conséquences imprévues, aggravant les vulnérabilités existantes dans les systèmes d'eau et d'assainissement. Les ingénieurs et les travailleurs de maintenance ont averti que des pénuries prolongées de carburant pourraient entraîner des dommages irréversibles aux infrastructures clés, y compris les usines de dessalement et les installations de traitement des eaux usées.
Les communautés locales ont commencé à prendre les choses en main, en organisant des efforts de quartier pour collecter et stocker l'eau. Certaines familles ont eu recours à l'utilisation de grands conteneurs et de filtres de fortune pour purifier l'eau des rivières et des puits. Cependant, les experts avertissent que ces solutions sont temporaires et ne peuvent pas remplacer l'ampleur des investissements nécessaires pour restaurer un accès fiable à l'eau. Les organisations d'aide internationales ont exprimé leur volonté d'aider, mais les obstacles logistiques, tels que les options de transport limitées et les retards bureaucratiques, ont ralenti la livraison des équipements et des fournitures nécessaires.
En réponse aux inquiétudes croissantes, les responsables cubains ont tenu des réunions d'urgence avec les dirigeants régionaux pour coordonner les efforts de secours. Ils ont souligné l'importance de maintenir l'ordre public et de prévenir la panique, tout en reconnaissant la gravité de la situation. Un porte-parole du ministère de la Santé publique a déclaré que la priorité serait donnée aux hôpitaux et aux populations vulnérables, bien qu'il ne soit pas clair dans quelle mesure ces priorités seraient mises en œuvre compte tenu des contraintes de ressources actuelles.
La crise a attiré l'attention de gouvernements étrangers et de groupes humanitaires, dont certains ont appelé à un engagement diplomatique accru pour s'attaquer aux causes sous-jacentes de la pénurie d'énergie et d'eau.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien