La communauté chilienne du tennis a été plongée dans la tourmente à la suite de la démission de cinq anciens directeurs de la Fédération de tennis, qui ont cité des "différences irréconciliables" avec le président nouvellement élu, Milovan Kegevic.
Dans leur déclaration publique, les directeurs démissionnaires ont souligné que leur décision était basée sur des désaccords fondamentaux concernant la nature et le fond de la candidature de Kegevic. Ils ont souligné des informations publiquement disponibles, largement rapportées par la presse et confirmées par le système judiciaire, qui, selon eux, démontrent que la direction actuelle n'adhère pas aux valeurs essentielles du tennis chilien, en particulier l'intégrité, la transparence et la crédibilité institutionnelle.
Le groupe a également déclaré avoir soumis toutes les preuves documentaires et juridiques pertinentes à l'Institut national du sport (IND) et à la Commission électorale, espérant que ces organes prendront les mesures appropriées pour protéger la légalité et les valeurs du sport.
Les directeurs démissionnaires ont explicitement nié que leur décision résulte de conflits personnels ou d'opposition politique. Au lieu de cela, ils ont présenté leur sortie comme une position de principe enracinée dans leur croyance en un tennis chilien unifié, moderne, transparent et crédible. Cependant, ils ont exprimé leur inquiétude que l'administration actuelle ne dispose pas des conditions nécessaires pour faire avancer une telle vision.
L'élection de Kegevic a suscité la controverse en raison de ses problèmes juridiques en cours. Il fait face à des accusations criminelles liées à son implication dans le club Valle Dorado, où il est accusé de détournement de fonds et de falsification présumée d'une signature.
Parmi les préoccupations soulevées par les administrateurs démissionnaires, on trouve la représentativité de certaines associations qui ont participé au processus électoral et les critiques adressées aux membres de la liste soutenant Kegevic.
Au-delà de la proposition de la Coupe Davis, Kegevic a abordé ses défis juridiques, les décrivant comme des questions mineures. Il a mentionné son association avec une organisation non gouvernementale axée sur le développement de Quintero et la protection de l'environnement, expliquant que certaines questions administratives restaient en suspens concernant les procédures douanières liées aux vêtements donnés aux pêcheurs. Il a également fait référence à un différend passé impliquant une société minière, où il a affirmé que quelqu'un avait tenté de déposer une plainte contre lui en raison de sa notoriété.
La situation met en évidence de profondes divisions au sein de la communauté chilienne du tennis, avec des implications importantes pour sa structure de gouvernance et sa réputation.
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